Les actes d'incivilité à la hausse cet été

Marc Bondil, maire de Moustiers-Sainte-Marie dans les Alpes-de-Haute-Provence, était l’invité de Patrick Roger le 7 août dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Impossible pour les forces de l'ordre d'intervenir au-delà de 48 heures, en cas de squat d'une résidence autre que principale.

Les maires du Verdon sont inquiets face à une hausse des incivilités depuis le début de l’été. Quels types d’incivilités ?

 

Une nouveauté par rapport aux étés précédents

"Déjà, nous avons des incivilités sur le bord du lac, des déchets, des bouteilles et aussi des tentatives d’allumer des feux, ce qui est très dangereux en ce moment, détaille Marc Bondil, maire de Moustiers-Sainte-Marie dans les Alpes-de-Haute-Provence Nous avons pas mal de dégradations, de panneaux, de barrières, de rétroviseurs cassés. On retrouve des bouteilles dans le cimetière. La Chapelle Sainte-Anne est squattée. C’est nouveau par rapport aux étés précédents."

Pourquoi toutes ces incivilités ? Est-ce le fait de locaux ou de vacanciers ? "Un peu des deux, il y a des auteurs locaux et des petits groupes. On se lâche on boit…"Cette année, les touristes sont principalement français, et surtout très nombreux. "Oui, franchement, on retrouve la fréquentation qu’il y avait dans les années 80. Les parkings sont pleins. D’habitude, on ouvre le stade pour se garer le 14 juillet et le 15 août. On a une population de 500 habitants, là nous en sommes à 7.000 ou 8.000."

 

Faire appel à une agence de sécurité

Comment réagir face à cette petite délinquance estivale ? "Nous avons trois ASVP mais avec des pouvoirs de police assez limités, explique Marc Bondil. Les renforts de gendarmerie ne sont pas suffisants par rapport à la population. Nous mettons en place une agence de sécurité pour patrouiller la nuit, dissuader, pas faire de la répression. Les ASVP tournent jusqu’à 23 h. Ensuite, les agents de sécurité tournent. Ils peuvent appeler la gendarmerie, bloquer quelqu’un pendant 20 minutes ou une demi-heure. C’est légal."

Quel investissement cela représente-t-il pour cette toute petite commune ? "Cela va quand même coûter 5.700 euros à la population. C’est un peu délicat, mais que faire ? Il faut mettre les moyens. Les touristes, les visiteurs viennent. Il faut qu’on les accueille comme il faut. Le nombre de visiteurs a été multiplié par cinq, c’est énorme, une année historique. Après le confinement, les gens se relâchent complètement, et parfois, cela va un peu trop loin."

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