L'édito éco d'Yves de Kerdrel - Suspense autour du sort d’Isabelle Kocher, DG d’Engie

Retrouvez l'édito éco d'Yves de Kerdrel chaque matin à 8h30 sur sudradio.fr. Alors Yves qu’est-ce qui se passe sur Engie ? On en parle partout et même hier à l’assemblée lors des Questions au gouvernement ? Il se passe que ce groupe qui s’appelait autrefois Suez est dirigé par Isabelle Kocher dont me mandat arrive […]

Retrouvez l'édito éco d'Yves de Kerdrel chaque matin à 8h30 sur sudradio.fr.

Alors Yves qu’est-ce qui se passe sur Engie ? On en parle partout et même hier à l’assemblée lors des Questions au gouvernement ?

Il se passe que ce groupe qui s’appelait autrefois Suez est dirigé par Isabelle Kocher dont me mandat arrive à échéance en mai prochain. Et comme les résultats ne sont pas très bons, que le cours de bourse vacille, il y a une forme de cabale qui s’est montée pour la faire tomber. Le plus cocasse, c’est que celui qui est le plus actif dans cette cabale est celui qui l’a recrutée il y a cinq ans, Gérard Mestrallet l’ancien patron d’Engie. Désormais c’est Jean-Pierre Clamadieu qui est Président d’Engie, mais sans pouvoir. Sauf celui de nuire à la directrice générale. Et tout le microcosme parisien suit les mesquineries faites par ces deux grands dirigeants à l’actuelle directrice générale d’Engie. Au point même d’être allés à l’Élysée dire à Emmanuel Macron qu’il fallait la débarquer puisque l’État possède 32 % d’Engie. Comme c’est devenu un sujet public, une cinquantaine de personnalités ont pris hier sa défense dans une tribune aux Échos. Et une députée a interpellé Bruno Le Maire hier après-midi lors des questions au gouvernement"

Mais cela va-t-il suffire pour la sauver ?

D’abord il faut reconnaître honnêtement qu’elle a beaucoup travaillé pour transformer ce groupe et en faire un champion de la transition écologique. S’il y a en France un groupe leader dans tout ce qui touche à l’énergie décarbonée, c’est Engie, et c’est grâce à Isabelle Kocher. Bien sûr elle aurait pu faire encore mieux. Mais Engie n’intervient que dans des métiers hyper-réglementés. Ce qui est certain c’est que ceux qui veulent la faire tomber ne reculent devant aucun moyen : mensonges, campagnes de presse, malveillances… Elle a sauvé son poste une première fois en décembre, alors que son Président annonçait qu’elle allait sauter. Mais Bruno Le Maire est intervenu et a demandé que son cas ne soit étudié que fin février. Elle a une bonne stratégie. Elle a un bon bilan. Il faut lui laisser le temps de poursuivre la transformation d’un groupe qui a 150 ans. En tout cas, outre le fait qu’on s’attaque à la seule patronne d’un groupe du CAC 40, tout cela donne un spectacle nauséeux au monde des affaires"