Le regard libre d'Élisabeth Lévy : "Les Bleus ne se sont pas agenouillés grâce à l’écolo-parachutiste tombé sur la pelouse. Alors, vive Greenpeace !"

Finalement, pas de genou à terre avant le match de ce mardi. Les joueurs de l'équipe de France ne se sont pas agenouillés avant France-Allemagne pour rendre hommage au Black Live Matters. Et, pour Élisabeth Lévy, c'est tant mieux.

Tous les matins à 8h15, le regard libre d'Elisabeth Lévy dans le Grand Matin Sud Radio.

Finalement, pas de genou à terre avant le match de ce mardi. Les joueurs de l'équipe de France ne se sont pas agenouillés avant France-Allemagne pour rendre hommage au Black Live Matters. Et, pour Élisabeth Lévy, c'est tant mieux.

Tous les éditorialistes de France et de Navarre étaient au taquet, prêts à applaudir ou à s’étrangler de rage. Et finalement, pas de génuflexion.

D’abord, on a vaguement cru que M6 l’avait joué "pas-de-vague" et que l’agenouillement avait eu lieu pendant la pub, juste après les hymnes et une Marseillaise marmonnée sans enthousiasme... mais enfin, même Benzema a vaguement bougé les lèvres. Mais on aurait évidemment vu les genoux à terre sur Twitter. 

Alors, on s’est dit que les Bleus avaient voulu calmer le jeu et tous ceux que ce geste venu d’Amérique indispose. J’ai trouvé que ce non-agenouillement était très très bien joué ! 

Pourquoi ? 

D’abord, c'es un geste de soumission. Napoléon disait : "on ne s’agenouille que devant dieu, on ne se couche que pour dormir". 

Aux États-Unis, c'est la repentance des blancs sommés de s’agenouiller devant les noirs. C'est déjà contestable car cela repose sur l’idée d’une culpabilité systémique des individus. Ici, cela accrédite l’idée que nos sociétés sont racistes et que nous devons tous (mais certains plus que d’autres) nous battre la coulpe. Les footballeurs sont contre le racisme, très bien, mais qui est pour ? 

De plus, c'est un affront à nos forces de l'ordre car c'est une référence au meurtre de George Floyd que certains tentent de plaquer sur la réalité française. Surtout, on nous explique à longueur de temps que le foot rassemble. Le stade est le dernier lieu où nous communions tous devant le drapeau. Là, c’était un enjeu politique et un rappel de nos fractures. D’un côté la gentille gauche, de l’autre la méchante droite forcément raciste. Corbière dit, "le genou à terre, c’est la Marseillaise", rien que ça. 

Redescendons sur terre. Les Bleus ne se sont pas déballonnés ni dégonflés comme l’a malicieusement Twitté Gilles-William Goldnadel, ce n’est pas non plus l’amour de leur pays qui les a dissuadés de poser ce genou sur la pelouse de l’Arena, mais l’écolo-parachutiste qui a atterri sur la pelouse au moment précis où ils s’apprêtaient à le faire. Alors vous ne m’entendrez pas souvent dire ça : vive Greenpeace et vive la France !