Le pass sanitaire pourrait être prolongé : "Le risque c’est l’essence même de la vie humaine. J'en ai marre d’être gouvernée par des trouillards", rouspète Élisabeth Lévy

Le pass sanitaire pourrait être prolongé jusqu'à l'été prochain a expliqué Gabriel Attal. De la précaution qui ne plait pas à Élisabeth Lévy.

Gabriel Attal Pass sanitaire
Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives

En annonçant la possible prolongation du pass sanitaire jusqu’en juillet 22, Gabriel Attal a prononcé une phrase qui a fait bondir Élisabeth Lévy.

Dans une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a averti que "Nous ne devons exclure aucun scénario y compris celui d’une reprise active de la circulation virale dans notre pays"

"Eh bien, le gouvernement a du pain sur la planche, lance Élisabeth. On ne peut pas exclure une invasion d’extra-terrestres. Sommes-nous prêts ? On ne peut pas exclure qu’un ministre fasse une crise de folie. Ya-t-il des remplaçants prêts à prendre la relève ? On ne peut pas exclure que la Chine nous déclare la guerre. Ne faut-il pas ajuster nos capacités militaires ? On ne peut pas exclure une tornade, un tremblement de terre ou un accident nucléaire. Il faut construire des abris. On ne peut même pas exclure que le PR ne brigue pas sa réélection. Edouard Philippe est-il en train de collecter ses signatures ?"

Vous ironisez sur ce pass sanitaire mais gouverner c’est prévoir, non ? 

"Gouverner, c’est aussi prendre des risques mesurés et faire des arbitrages, en l’occurrence entre sécurité et liberté. On ne peut pas limiter, ad vitam, nos libertés individuelles au prétexte que l’épidémie pourrait éventuellement reprendre". 

"Nous vivons sous l’empire du principe de précaution, celui de la peur. Dans la Constitution depuis 2005: Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques doivent adopter des mesures provisoires et proportionnées pour l’empêcher.

"En somme, il suffit de dire: ceci ou cela pourrait être dangereux mais nous n’en sommes pas sûrs et, hop, on interdit. Au-delà de l’environnement, cela s’applique à des pans croissants de l’action publique. Comme il est presque impossible de prouver qu’une innovation est absolument sans danger, la seule solution : le modèle amish. D’ailleurs, ce principe funeste devrait conduite à interdire le vaccin". 

"Le risque c’est l’essence même de la vie humaine. J'en ai marre d’être gouvernée par des trouillards".

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