Laurence Beneux sur la Brigade d'intervention : "Une unité très touchante"

Laurence Beneux, journaliste indépendante, auteure du livre "BI – Brigade d’intervention" (éditions Cherche-Midi) était l’invitée d’André Bercoff mardi 18 février sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Laurence Beneux invitée d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

C'est une unité méconnue dans l'univers de la police, à laquelle s'est intéressée Laurence Beneux.

 

Des prérogatives diverses

Souvent confondue avec la BRI, la Brigade de recherche et d'intervention, la Brigade d'intervention est très peu évoquée dans les médias. Et pourtant, elle a participé "à toutes les grosses opérations, du gang des barbares au Bataclan", note Laurence Beneux. La BRI, elle, est avant tout une unité de police judiciaire. "Ils sont devenus d'intervention de fait à cause des gros braquages dans les années 1970", explique la journaliste. La Brigade d'intervention quant à elle ne fait que de l'intervention.

Créée en 1998 et recrutant que des fonctionnaires de la compagnie sportive de la préfecture de Paris, la Brigade d'intervention a plusieurs prérogatives. "Leur mission première c'est grimper quand il y a des gens ou des banderoles accrochées, ce sont les points pour surveiller les sorties du Président de la République ou du Premier ministre", raconte-t-elle. Ce sont ces hommes que vous voyez en binôme sur les toits, avec l'un en poste de surveillance et l'autre prêt à faire feu. Mais au-delà des airs, c'est aussi dans les souterrains de la capitale qu'ils interviennent. "Ils sont chargés de surveiller les 300 km de carrière sous Paris", explique Laurence Beneux. "Ce sont des endroits sensibles qui au départ étaient surveillés par une unité de police dédiée aux sous-sols", rapporte-t-elle, tout en rappelant que s'aventurer dans les carrières "c'est interdit".

Une unité spéciale

La Brigade d'intervention ne dépend pas du ministère de l'Intérieur. "Il faut savoir que Paris et sa petite couronne dépend de la Préfecture de Paris", explique-t-elle. "Ils dépendent de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), ils ont eu des missions qui ont évolués", précise la journaliste. "On avait d'un côté ceux qui avaient encore un peu de temps et de l'autre des unités très débordées", rapporte-t-elle. Alors les deux équipes ont collaboré. "Ils ont commencé à porter assistance à d'autres corps de police, d'autres unités. Maintenant ils passent une bonne partie de leur temps à travailler pour ce qui n'est pas leur objectif principal", raconte Laurence Beneux.

Dans son enquête, la journaliste indépendante a remarqué "des policiers super humbles, une unité très touchante, une famille, qui vivent des situations très dangereuses voire gravissimes", dont l'intervention au Bataclan. "Parmi les opérateurs de terrain, il n'y a que des hommes", souligne-t-elle. Et parmi eux, "Cato, un ancien du Raid, officier à la BI. C'est un peu un mythe. Ils sont tous d'accord pour dire qu'il est extrêmement compétent dans son domaine et que sa présence a fait faire un bond en avant à la Brigade d'intervention", note-t-elle.

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