La lecture, cause nationale : "Entendre des histoires, c'est ce qui nous fonde aussi"

Emmanuel Macron, dans l’Aisne ce jeudi, a annoncé faire de la lecture la "grande cause nationale" durant un an, jusqu'à 'été prochain. Un défi alors que la lecture recule particulièrement chez les 15-39 ans.

La librairie nationale François Mitterrand, et son bâtiment en forme de livres. (LUDOVIC MARIN / AFP)
Reportage Sud Radio de Grâce Leplat

 

A 20 ans, Mélina et Raphaël ne sont pas de grands fans de lecture, une activité qu'ils associent à la lointaine époques des obligations scolaires, "l'école, ou au collège. Quand j'étais obligé de lire, j'avais pas envie." Pour éviter ce rejet Mourad n’impose pas de livres précis à ses filles, mais un moment lecture. "Le samedi après-midi, j'essaye de prendre une demi-heure, pour faire de la lecture. Je déconnecte toute la maison. L'idée, c'est vraiment de s'allonger où l'on veut dans la maison et de lire, donner l'exemple".  Et ça marche plutôt bien, à en croire c'est filles, qui viennent de lire "Maléfique 2: le pouvoir du mal" (la plus grande), et "Julie et Sami" (la plus jeune). Pour leur père c’est donc donner du temps à la lecture, sans pour autant interdire les écrans.

 

"Le rôle des parents est essentiel."

Ce que soutient Laurent Piolatto directeur général de l’association "Lire et Faire lire". "Le problème, c'est le temps disponible. Le livre permet de rentrer profondément dans un texte, et là on vit une autre expérience. C'est ce goût là qu'il faut qu'on fasse partager aux enfants. Le rôle des parents, il est essentiel. C'est déjà par le modèle que les parents vont accéder à la lecture."  Pour lui le pouvoir de la lecture est sous-estimé. Son association met en relation des lecteurs de plus de 50 ans et des jeunes enfants, et fait de la lecture le ciment d’une relation intergénérationnelle.

 

"La lecture publique, plus d'ouverture des bibliothèques"

"Tous les enfants n'ont pas des livres à la maison, c'est important de leur donner l'accès aux livres. Le plaisir de partager et d'entendre des histoires, c'est ce qui nous fonde aussi..." - Laurent Piolatto, directeur général de l’association « Lire et Faire Lire »