La coupe du monde féminine révolutionne-t-elle le football?

Qu’est-ce que change cette coupe du monde féminine en France ? C’est le débat du jour avec Véronique Jacquier dans Info vérité sur Sud Radio le 28 juin. Avec pour invités :
- Dounia Mesli, créatrice du site Coeur de foot ;
- Jean-Claude Plessis, ex-Président du FC Sochaux ;
- Virgile Caillet, délégué général d’Union Sport & Cycle ;
- Stéphane Desenclos, rédacteur en chef du Quotidien du foot ;
- Pascale Choquett, responsable de la section féminine de foot au THIAIS FC, membre du Comité directeur au District de football du Val de Marne.
Info Vérité est diffusée tous les jours à 7h10 et 9h15 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
 

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C’est l’heure de vérité ce soir pour nos bleues ! Elles rencontrent les américaines en quart de finale de coupe du monde au Parc des Princes à 21 heures. L’engouement ne se dément pas depuis le début de la compétition ! Pour autant, cette coupe du monde féminine révolutionne-t-elle le foot ?

Les matchs des bleues ont tous été très regardés

"Sur le plan économique, les bleues font déjà bouger les choses, estime Véronique Jacquier. Le football féminin devient rentable. TF1 est assuré de gagner 13 millions net de recettes pub, même si l’aventure s’arrête ce soir pour les françaises". Au total, TF1 a investi 12 millions d’euros dans les droits de diffusion quand le groupe M6 avait déboursé 850.000 euros il y a quatre ans. Heureuse surprise : les matchs des bleues ont tous été très regardés : il y avait 12 millions de téléspectateurs devant France-Brésil dimanche.

Et les femmes frappent à la porte des clubs pour faire du football. Noël Le Graët, le patron de la Fédération Française de Foot, espère 300.000 licenciées femmes après la coupe du monde. Pour l’instant, on ne compte que 170.000 femmes sur 2 millions de pratiquants. "Pour la génération de nos enfants, qu’une femme fasse du foot, ce sera normal", considère Véronique Jacquier. Pour autant, sur le plan du jeu, sur le terrain, il n’y a rien de révolutionnaire… Hormis lors du match d’ouverture contre la Corée du Sud, les bleues peinent à marquer, ratent des occasions…

Les joueuses ont un pouvoir

En quatre matchs, la sélectionneuse Corinne Diacre n’a jamais aligné la même équipe de départ. Les spécialistes de foot s’inquiètent d’un manque de certitude dans le jeu. Une faiblesse quand on arrive en quart de finale. Alors, pourquoi y aurait-il un avant et un après dans le foot, avec cette coupe du monde féminine ? "Parce que les filles quand elles jouent comme elles le font avec fair play, avec esprit d’équipe, avec le sens de la gagne, souligne Véronique Jacquier, cela nous rappelle le foot masculin de jadis ! Le foot où l’intelligence du jeu l’emporte sur le foot de 'bourrins' avec des champions du monde qui se roulent par terre…"

"On a beaucoup plus d’audience qu’avant, c’est extraordinaire", juge Dounia Mesli, créatrice du site Coeur de foot, lancé pour rendre attractif le football féminin. Les joueuses ont pris conscience qu’elles avaient un pouvoir. Je pense que le football masculin a beaucoup à apprendre du football féminin, et j’entends plein de petites filles dire "Amandine Henry, c’est mon modèle". Les femmes ravivent, en quelque sorte, la nostalgie d’une époque où le football avait une âme, plus de talents et moins d’argent, moins de dopages et plus d’envie. Alors vive le foot féminin ? "Mais attention pour parler de révolution dans le foot, il faudrait que les hommes se remettent à jouer comme des gentlemen et que les femmes ne cherchent surtout pas à céder aux sirènes du foot business comme les hommes. Dans les deux cas, ce n’est pas gagné".

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