La colère des gérants de salles de sport se concrétise

Proclamant haut et fort qu’aucun cluster n’a été officiellement détecté dans les salles de sport et déplorant de lourdes pertes sèches, “jusqu’à 500 000 euros par mois” pour certains cas, les gérants de salles de sport crient leur colère ce midi devant l’Assemblée Nationale.

Un reportage de Clément Bargain pour Sud Radio.

 

 

Les dirigeants de salles de sport crient leur ras-le-bol et se mobilisent pour réclamer leur réouverture. Ils seront ce midi devant l'Assemblée Nationale pour proposer des solutions de reprise progressive. Après plus de sept mois de fermeture administrative, les dirigeants des entreprises du secteur sportif sont dans une situation alarmante.

Devant sa salle de sport, Yann semble pour le moins dépité. Impossible pour lui d'aller s'entraîner.

"J'ai pris dix kilos depuis mars dernier, parce que si je ne fais pas de sport, je prends du poids. Ce n'est pas bon pour l'esprit, ce n'est pas bon pour le corps".

La décision de cette fermeture semble incompréhensible pour les professionnels comme Norma qui ont tout fait pour éviter les contaminations.

"On a tous les protocoles : des caméras thermiques, des lave-mains à chaque entrée, à chaque porte, les clients qui lavent les machines, des parois entre toutes les machines pour éviter les contacts."

 

Une situation financière alarmante

Plus encore, la situation financière devient critique car les aides de l'État ne suffisent pas - ou plus, comme l'explique Grégoire de Belmont, co-fondateur d'Arkose, une société qui exploite des salles d'escalade, en est témoin.

"On perd entre 300 000 et 500 000 euros chaque mois, de la perte sèche, brute. On a les baux, les loyers à payer plus toutes les charges fixes type éléctricité, gaz, les abonnements... Et il n’y a jamais eu un cluster si on se fie aux études fiables !”

 

Ces professionnels sont prêts à faire de nouvelles concessions pour rouvrir leurs salles, d'autant qu'un nouveau masque spécialement conçu pour la pratique sportive est désormais disponible. Grégoire de Belmont s'en réjouit.

"L'arrivée de ces masques certifiés Afnor pourront même nous permettre de rendre le masque obligatoire tout le temps s'il le faut".

Lassé, exaspéré, le collectif "Touche pas à ma salle" lâche désormais du lest.