Voici les derniers développements de la journée de mobilisation contre la "vie chère", à l'appel notamment d'anciens gilets jaunes et de jeunes, à six mois de la présidentielle.
L'appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes de 2018/19, qui avait marqué le premier mandat d'Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d'études.
Sur le site 17octobregiletjaune.net, l'appel à la mobilisation s'adresse aussi aux habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités, invités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de stations-services, de péages ou d'axes de circulation.
Des manifestants dans la mairie de Marseille
Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la mairie de Marseille après avoir enfoncé la porte en criant "c'est la Révolution, on prend la Bastille"
Ils ont été dispersés par des forces de l'ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l'accès. Le maire de Marseille Benoît Payan a annoncé avoir reçu du président Emmanuel Macron l'assurance d'envoi de renforts de police.
"Sur la Canebière, des magasins ont été vandalisés et le poste de police municipale a été dégradé", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur.
Vives tensions place de la République
De vives tensions entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté à la mi-journée à Paris place de la République, d'où devait partir vers 14H00 un cortège contre la "vie chère".
Les forces de l'ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d'artifice.
Plus de 160 interpellations dans le pays
Les autorités ont recensé 140 actions avec 32.800 personnes en province et 166 interpellations sur tout le territoire national.
A Paris, selon la préfecture de police, une centaine d'interpellations avaient été réalisées à 12H00.
"Très forte mobilisation" de l'ultragauche
Le mouvement de protestation "se traduit par une très forte mobilisation de la mouvance ultragauche, qui ne cherche qu'à créer le désordre", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
"La probabilité que l'ultragauche fasse dégénérer les cortèges de l'après-midi est très forte", a jugé cette même source en dénonçant des "opérations violentes et ciblées" dans certains endroits du pays.
Siège parisien de CNews et d'Europe 1 pris pour cible
Le siège parisien de CNews et d'Europe 1 a été pris pour cible par une centaine de personnes en début de matinée, des actes "d'intimidation" dénoncés par ces deux médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Des projectiles ont été lancés et des vitres brisées, entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour disperser les individus. Une vingtaine d'interpellations ont eu lieu. "Informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence", a réagi la chaîne d'information en continu.
AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP
#France #Protests #Marseille #Paris #SocialMovements