Jean-Carles Grelier : "La gestion politique de notre système de santé a totalement abdiqué"

Jean-Carles Grelier, député LR et conseiller départemental de la Sarthe, auteur de "Nous nous sommes tant trompés" (éditions du Rocher) était l’invité d’André Bercoff mercredi 25 mars sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Jean-Carles Grelier invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Quelles leçons tirer de la gestion politique de notre système de santé face à la crise sanitaire que traverse actuellement la France. Jean-Carles Grelier a quelques pistes et il n'hésite pas à accuser des politiques qui ont abdiqué face aux scientifiques.

 

"Personne n'avait imaginé cette crise sanitaire"

Pour le député Les Républicains de la Sarthe, le premier enseignement à tirer de cette crise, qu'il avait déjà perçu dans son livre sorti quelques mois plus tôt, c'est "l'abdication de la gestion politique de notre système de santé". Une abdication "au profit de la communauté scientifique qui dirige le système de santé au gré de ses humeurs, ses travaux de recherches, ses amitiés et ses intérêts", s'indigne-t-il.

Bien qu'il ne soit pas médecin, Jean-Carles Grelier revendique "un regard distancié sur ces questions de santé". "Un regard de père de famille, de quelqu'un qui a été élu local qui siégeant à l'Assemblée nationale depuis 3 ans, s'interroge sur le pourquoi de ces échecs consécutives de notre système de santé", précise-t-il. Selon le député, "personne n'avait imaginé qu'on aurait à faire face à une crise sanitaire de cette ampleur". Ce qui expliquerait alors que l'on ait "repoussé année après année, les difficultés du système de santé, son sous-financement", dénonce-t-il.

Une crise qui en cachait une autre

C'est surtout à partir de mars 2019 que la crise des urgences à l'hôpital s'est fait connaître du grand public. "Tout le monde est d'accord pour dire que ce n'était que la partie visible de la crise hospitalière", rappelle Jean-Carles Grelier qui se souvient qu'en octobre, soit "six mois après, on propose à l'Assemblée nationale un budget hospitalier à la baisse par rapport à l'année d'avant". Comble de cette situation, le rapporteur de loi s'appelait... Olivier Veran.

Aujourd'hui encore, malgré cette crise sanitaire sans précédent, le député de la Sarthe remarque "une nouvelle abdication". En cause, la mise en place d'un nouveau comité scientifique par le Président de la République. Une preuve pour lui, que "les politiques n'ont plus le courage de faire ce pourquoi ils sont fait, c'est-à-dire prendre des décisions, assumer leurs responsabilités et rendre compte à nos concitoyens". 

 

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