Infirmiers ou médecins de métier, des députés remettent la blouse

Annie Chapelier, députée du Gard et infirmière-anesthésiste, et Michel Lauzzana, député LREM du Lot-et-Garonne et médecin généraliste, étaient interviewés dans "Le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 25 Mars. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

LOIC VENANCE - AFP/Archives

La mobilisation générale est lancée face à la vague de la maladie. Du coup, certains députés, professionnels de santé, ont décidé de quitter leur poste pour repartir "au front".

 

Des métiers remis en lumière

Annie Chapelier, députée du Gard et infirmière-anesthésiste, a ainsi décidé de rejoindre l’hôpital de Nice il y a une quinzaine de jours : "Je me suis portée volontaire dans la réserve sanitaire, et mon hôpital m’a contactée pour que je reprenne du service en vue de la grande vague que nous attendons. C’est mon hôpital, je retrouve avec plaisir mes collègues. Cela faisait trois ans que je n’avais pas exercé, il était important de retrouver ses marques et ses réflexes."

Quelle est la situation à l’hôpital de Nîmes ? "Nous sommes dans une situation totalement inédite. Tout a été organisé et protocolisé pour recevoir l’afflux des patients attendus dans les jours qui viennent. Nous avons déjà eu une hausse de patients atteints du Covid-19." Quid de la pénurie de gels et de masques ? "C’est le cas partout sur le territoire français, mais de façon très inégale. En Occitanie, nous sommes moins touchés, mais le rationnement est tout aussi important." A-t-elle peur d'être contaminée en allant travailler à l'hôpital ? "La boule au ventre, je l’ai toujours eue en allant travailler, car nous avons la vie des gens entre nos mains. De toute cette histoire, je suis heureuse que l’on se rendra compte de l’importance de nos métiers."

 

Entre pathologies courantes et détection

"Nous sommes toute une chaîne, de médecin généraliste à hospitalier", détaille Michel Lauzzana, député LREM du Lot-et-Garonne et médecin généraliste, qui a repris son cabinet près d’Agen. "Moi, contrairement à d’autres, je n’avais jamais vraiment quitté la médecine, je faisais des remplacements. Là, je me suis mis à disposition complète et vais travailler dans un gros groupe médical, en banlieue d’Agen, avec cinq médecins. Nous avions besoin d’être tous mobilisés."

Comment cela se passe-t-il ? "On assure plutôt la pathologie courante, avec la détection des formes Covid, de qui pourrait être porteur et disséminer le virus. On leur propose le confinement, on leur explique complètement : pourquoi, jusqu’à quand, les signes de gravité… Nous avons mis en place la téléconsultation, que je ne connaissais pas avant. J’ai même un collègue qui ne fait quasiment que cela."

 

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