Hugues Renson : "on a tous à s'inspirer de Jacques Chirac"

Hugues Renson, vice-président de l'Assemblée nationale et député LaREM de Paris, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 27 septembre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Hugues Renson, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le 27 septembre à 7h40.

Hugues Renson, actuel vice-président de l'Assemblée nationale et député LaREM de Paris, a travaillé neuf ans auprès de Jacques Chirac. "J'ai rejoint l'Élysée en 2003 et accompagné Monsieur Chirac dans sa vie post-élyséenne à partir de 2007" confirme-t-il au micro de Patrick Roger.

 

Hugues Renson : "aujourd'hui la France perd un grand homme et moi je perds une partie de ma vie"

"Monsieur Chirac avait des caractéristiques, des qualités personnelles absolument hors du commun raconte Hugues Renson. C'était un homme qui aimait profondément les gens, tout le monde le reconnaît aujourd'hui. C'est un homme qui avait un grand sens de l'humour, beaucoup d'empathie, un sens du contact développé. Et par ailleurs des qualités politiques que je crois indispensables : l'audace, l'énergie, la persévérance. Aujourd'hui la France perd un grand homme et moi je perds une partie de ma vie".

On dit qu'il était capable de s'arrêter et de discuter avec tout le monde. "Ce n'est pas une légende ! Il avait jusqu'au crépuscule de sa vie cette attention à l'autre, aux proches, à la santé. Il avait une vraie attention aux situations de vulnérabilité quelles qu'elles soient, et ça c'est traduit dans son engagement politique, notamment,ent des chantiers sur le handicap".

 

"Chirac était très étranger à la nostalgie, c'est un sentiment qui ne l'a jamais animé"

Qu'est-ce qui a donné à Hugues Renson cette envie de faire de la politique l'interroge Patrick Roger ? "J'ai aimé le discours sur la fracture sociale, mais ce que je retiens aujourd'hui, c'est que Chirac était très étranger à la nostalgie, c'est un sentiment qui ne l'a jamais animé. En quittant l'Élysée, il ne s'est jamais retourné en arrière, il regardait toujours devant. Je crois au fond qu'il faut s'en inspirer. Son action est très contemporaine quand il parle de paix, de dialogue des cultures, de cohésion sociale et de cohésion nationale, de développement durable et d'écologie. Ce sont des messages qui, en 2019, sont d'une actualité criante. Ce qu'il faut faire vivre aujourd'hui, c'est l'actualité du message de Jacques Chirac".

Jacques Chirac avait un côté visionnaire sur le plan de l'écologie et du développement durable, mais on lui reproche de ne pas avoir agi. "Évidemment qu'il agissait sur la question de l'environnement. Il a mis la charte de l'environnement adossée à la Constitution. Des choses très positives et concrètes ont été faites". Il était plus 'social' qu'économiste. Beaucoup d'entrepreneurs lui reprochent de ne pas avoir accompagné et développé la France quand il a été au pouvoir. "Il avait une conscience sociale très forte, celle que je porte en héritage".

Était-ce vraiment un homme de droite ? "Je ne suis pas sûre que ça ait beaucoup d'intérêt. Ce qui compte, c'est son dernier message adressé aux Français quand il quitte l'Élysée : 'ne composez jamais avec l'extrémisme, soyez fiers de la France, faisons toujours attention aux personnes en situation de vulnérabilité et soyez fidèles à l'idéal européen'. C'est le message de tous ses héritiers politiques, dont je m'enorgueillis de faire partie, qu'ils auront à faire vivre dans les prochaines années. On a tous à s'inspirer de Jacques Chirac. C'est un grand honneur d'avoir sa confiance et j'ai beaucoup appris sur la question de l'unité nationale. Emmanuel Macron, dans l'acte 2 du quinquennat, a certainement en tête une façon de gouverner qu'a réussi à imposer Jacques Chirac".

 

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