Handicapé, il divorce pour pouvoir payer sa voiture spécialisée, "parce-que Monsieur Macron le veut"

Incroyable décision d'un habitant de Lavaur, dans le Tarn, suite au refus par la majorité la semaine dernière ne pas "déconjugaliser" les allocations adultes handicapés.

Le logo de la chaise roulante, photographié lors d'une conférence sur le handicap au palais de l'Elysée en février 2020. (Ludovic MARIN / AFP)

Après 39 ans de mariage, William Renault, qui vit en fauteuil roulant, a décidé avec sa femme de divorcer. Cela leur permettra de vivre dignement : les revenus de son épouse ne seront plus pris en compte et il pourra enfin toucher l'allocation d'adulte handicapé, et donc rembourser ses dettes contractée pour l'achat d'une voiture spécialisée. Cette décision, le couple l'a prise suite du refus des députés de la majorité, le gouvernement ayant même eu recours au "vote bloqué" pour obliger ses députés à rejeter cette "déconjugalisation" proposée par des députés communistes.

 

 

"On avait déjà l'idée depuis longtemps, parce-que ça n'est pas une loi qui est là d'aujourd'hui. Au passage au Sénat, ça nous a fait un baume au cœur, on était très heureux. Et puis le coup de balai des macronistes, et du gouvernement de Monsieur Macron, de balayer tout ça d'un revers de main en disant : 'mais non, il n'y a pas de sujet à voter'...! On divorce parce-que Monsieur Macron le veut. C'est plus possible, on ne peut plus, ça n'est plus humain. Si mon épouse travaille, je vis à ses crochets. Si elle travaille pas, je touche l'AAH... Voilà le résultat ! - William Renault (joint par Christine Bouillot)

 

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