Grève générale : "Il va falloir faire comme Mai 68, bloquer tout le monde"

grève CGT
Des préavis de grève ont été déposés à la RATP, la SNCF et dans la fonction publique, mardi 5 février 2019. AFP

La CGT a appelé à la grève générale, mardi 5 février 2019. Le syndicat qui s'oppose au grand débat national, réclame une hausse des salaires et plus de justice fiscale. Il est soutenu par l'union syndicale Solidaires et plusieurs partis de gauche. Des manifestations sont prévues dans toute la France : quelques perturbations sont à prévoir dans la fonction publique, à la SNCF, à la RATP et dans les réseaux de transports locaux. À l’image d’Éric Drouet, figure du mouvement, de nombreux "gilets jaunes" vont se joindre aux cortèges. Lionel Maillet de Sud radio s'est rendu à Marseille.

"Il va falloir faire comme Mai 68, bloquer tout le monde"

Après deux mois et demi de mobilisation, Stéphane Honoré fait partie de ces gilets jaunes qui veulent durcir le mouvement. Pour ce retraité, la grève générale est le seul moyen de se faire entendre : "Il faut taper plus fort ! On est là tous les samedis, ça part de tous les côtés et ça marche pas. Donc il va falloir faire comme Mai 68, bloquer tout le monde, l'électricité, le gaz...".

L’appel à cette mobilisation est lancé par la CGT, soutenue par le NPA, le parti communiste et la France insoumise. "N'importe quel parti, on s'en fout ! On fait masse, c'est général !, explique une manifestante. Aujourd'hui, pourquoi faut-il faire des débats ? Ça ne vaut rien, ça ne veut rien dire ! Il fait traîner pour aller jusqu'aux européennes mais nous, les 'gilets jaunes', on ne mord pas ! Au lieu de nous calmer, ils nous ont mis encore plus les nerfs !".

La CGT propose d'organiser toutes les semaines des "mardis d'urgence sociale"

Des préavis de grève ont été déposés à la RATP, la SNCF et dans la fonction publique. Cet auto-entrepreneur veut aller plus loin : "Les blocages de lieux de travail, de flux, de centres de marchandises et de carburants". D’autres comme Myriam, demandeuse d’emploi, savent qu’il sera dur de largement mobiliser : "Mais en même temps, si on n'essaie pas par ce moyen de faire bouger les choses, comment on pourrait faire autrement ?".

La CGT propose d’ores et déjà d'organiser, toutes les semaines, des "mardis d'urgence sociale" dont le cadre reste à définir.

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