Femen sur les Champs-Élysées : "Le risque zéro n'existe pas"

Jean-Pierre Diot, vice-président de la Fédération Française de la Protection Rapprochée, ancien membre du groupe d’appui des hautes personnalités, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 12 novembre, animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Des Femen ont réussi, lors des cérémonies du 11-Novembre, à s'approcher du cortège de Donald Trump sur les Champs-Élysées, à Paris. Comment est-ce possible, alors qu’il y avait plus de 10.000 hommes mobilisés afin de sécuriser les lieux ?

"En protection rapprochée, tout est imprévisible"

"Vous ne pouvez pas les positionner tous les mètres, concède Jean-Pierre Diot. D’après les image que j’ai vues, la sécurité s’est bien passée. Les Femen ont été interpellées sauf une qui est allée jusqu'aux véhicules. Mais les forces de l’ordre et le Secret Service ont bien réagi et auraient empêché que cette Femen ne touche le véhicule". Pour ce professionnel de la protection rapprochée, le travail a été bien fait. "Un événement d'une telle importance mobilise beaucoup d’effectifs, mais le risque zéro n’existe pas."

Et quand les chefs d'État vont au contact des spectateurs présents, la protection rapprochée tourne au véritable cauchemar. "Oui, tout devient imprévisible, confirme Jean-Pierre Diot. On ne peut pas empêcher les gens d'approcher. Il faut garder à l’esprit que le temps de réaction doit être le plus court possible. C’est toute la difficulté pour les officiers de sécurité : savoir quand ils peuvent et doivent intervenir et quand ils peuvent et doivent laisser faire".

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