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Évacuation de patients d'Île-de-France : "le critère le plus important est l’accord de la famille"

Le gouvernement accélère les évacuations sanitaires face au risque de saturation en Île-de-France. Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique de l'hôpital Lariboisière à Paris, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 15 mars. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

"Une situation médicale bien maîtrisée"

Face au risque de saturation des lits de réanimation en Île-de-France, des évacuations ont débuté. "Évidemment, si l'on était au pied du mur, dans l’impossibilité de prendre en charge des personnes, le confinement devrait s’imposer à nous", estime Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique de l'hôpital Lariboisière à Paris. Quels sont les critères d’évacuation ? "Tous les établissements publics sont concernés. Depuis vendredi, nous faisons tous les jours la situation de chacun de nos patients. Malheureusement, aucun ne correspondait au cahier des charges."

Les conditions de santé requises pour être transféré dans un hôpital dans une autre région sont extrêmement strictes. "Il faut d'abord être en réanimation depuis un certain temps, avoir une situation médicale bien maîtrisée, avec intubation et ventilation artificielle et une quantité d’oxygène pas trop élevée. Et n’avoir aucun soutien technique extra corporel. Par ailleurs, il faut avoir une taille et un poids pour une mobilisation simple, par des brancardiers. Une fois tous ces aspects remplis, le critère le plus important est qu’il faut l’accord de la famille. C’est là où c’est parfois assez compliqué."

"Plus de lits pour accepter un autre patient"

Quelle est la situation au sein de l'hôpital Lariboisière ? "Dans le service de réanimation, nous avons 16 patients sur 18 qui ont la Covid-19. Les deux autres ont une autre pathologie, toute aussi grave d’ailleurs. Nous sommes un peu bloqués, nous n’avons plus de lits pour accepter un autre patient, quelle que soit sa situation ou sa maladie."

Le variant a-t-il changé la donne ? "Il modifie les boussoles, même si dans certaines régions où il est au-delà de 80%, parfois, il n'y a aucune reprise de l’épidémie. Dans d’autres, le variant est beaucoup plus bas, mais il y a une reprise plus importante. Néanmoins, c’est un facteur supplémentaire qui joue sur l’avancement de l’épidémie."

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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