Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne : "Le pays Basque n’est qu’un point de passage" pour les migrants

Quel flux migratoire dans le pays Basque ? Jean-René Etchegaray, maire UDI de Bayonne était l’invité de Patrick Roger le 13 octobre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h10. 

Des policiers près de la gare de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure où trois personnes sont mortes percutées par un train, le 12 octobre 2021.
Des policiers près de la gare de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure où trois personnes sont mortes percutées par un train, le 12 octobre 2021 (Franck LAHARRAGUE - AFP).

Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne : "Depuis juin, près de 19.000 personnes sont passées par le centre de transit"

Le flux migratoire au pays Basque a doublé en un an. Trois hommes ont été tués par un TER le 11 octobre près de la gare de Saint-Jean-de-Luz. Il faut dire que le pays Basque est devenu en quelques années l’une des principales portes d’entrées de migrants en France. Comment évoluent les flux migratoires ? "Nous avons des chiffres aujourd’hui, explique Jean-René Etchegaray, maire UDI de Bayonne. Mi-juin, nous avons organisé un centre de transit à Bayonne avec des associations de volontaires. Depuis le mois de juin, près de 19.000 personnes sont passées par ce centre de transit."

Ces migrants restent-ils au Pays basque ? "Ce n’est qu’un point de passage, rappelle le maire. La plupart d’entre eux viennent avec un objectif tout à fait précis. Ils ont l’intention de rejoindre un certain nombre de métropoles européennes. La plupart d’entre eux veulent aller en Angleterre, en Belgique ou en Allemagne ou dans les grandes métropoles françaises. Au moment où je vous parle, au centre de transit de Bayonne, il doit y avoir de 50 à 60 personnes. On a quelquefois 250 personnes passant par ce centre, ce comptage étant établi chaque matinée."

Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne : "Les migrants sont la plupart du temps très jeunes, à 95% des hommes"

"Tout cela souligne le drame de la situation de cette population de migrants que les États n’ont pas eu le courage de régler autrement qu’en mettant des obstacles, estime Jean-René Etchegaray, maire UDI de Bayonne. Ils sont la plupart du temps très jeunes, à 95% des hommes, et passent par des étapes douloureuses, déjà pour arriver en Espagne. Sur le secteur frontière entre l’Espagne et la France, du côté d’Hendaye, on a déjà constaté beaucoup de morts, de migrants qui tentent de passer à la nage. Ou bien ce qui s’est passé hier : des morts sur la voie ferrée. Ils empruntent la voie ferrée ou l’autoroute au péril de leur vie."

Quels sont les rapports entre la population et les migrants ? "Il y a de ce côté de la frontière une solidarité qui s’est installée, résume le maire de Bayonne. La communauté d’agglomération a décidé de venir en aide humanitaire à ces migrants, ne serait-ce qu’en leur permettant de faire une halte, qui est aussi une pause sanitaire, certains arrivant avec des pathologies lourdes, des blessures. Ensuite, ces personnes reprennent la route migratoire."

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