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Dr Pierre Amarenco : "On peut éviter d'avoir un AVC"

Par La Rédaction

Dr Pierre Amarenco, chef du service neurologie de l'hôpital Bichat, était l’invité de Valérie Expert sur Sud Radio le jeudi 29 octobre dans "Le 10h - midi", à l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC.

Le docteur Pierre Amarenco invité de Valérie Expert dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Dans les hôpitaux, la pression monte avec la multiplication des cas de Covid-19. "Il y a de plus en plus de malades en réanimation, c'est très tendu", rapporte le chef du service neurologique à l'hôpital Bichat à Paris. "On est un peu effrayé par ce qui peut arriver, néanmoins, tous les autres malades sont là et doivent être pris en charge", rappelle-t-il craignant, comme en mars, que certains patients "évitent de venir se guérir lorsqu'ils font un infarctus, un AVC ou toute autre pathologie".

Un problème de santé publique majeur

Dans le cadre de la journée mondiale de l'accident vasculaire cérébrale (AVC), le docteur Pierre Amarenco revient sur cette pathologie méconnue qui doit être traitée de toute urgence. "On a trois heures pour tenter de guérir un AVC", indique le médecin qui précise qu'elle "se guérit mais surtout s'évite". "On peut éviter d'avoir un AVC et c'est le message que je veux faire passer aujourd'hui", insiste le chef de service.

Un Français sur cinq âgé aujourd'hui de 25 ans aura un AVC dans sa vie, dont 80% pourraient être évités. "Tout le monde peut être touché et à tous les âges", précise le docteur qui pointe l'AVC comme "un problème de santé publique majeur". Méconnu, l'accident vasculaire cérébrale est "un problème vasculaire qui se produit dans le cerveau, une artère qui se bouche, soit dans le cou, soit dans le crâne pour 85% des AVC, et 15% pour qui une artère éclate", explique-t-il. Dans ce dernier cas, ce phénomène s'explique par "une hypertension artérielle plus ou moins mal traitée".

Se connaître pour éviter l'AVC

"Lorsqu'une artère est touchée, il faut agir de toute urgence", insiste le chef du service neurologie. Une intervention qui consiste à l'injection d'un médicament, "de type Destop", schématise-t-il. "On peut la déboucher et si on n'y arrive pas, on peut monter un cathéter par une artère pour aller déboucher, comme une sorte de tire-bouchon, pour rétablir le flux sanguin et faire revivre la partie du cerveau touchée", explique le docteur Pierre Amarenco.

Pour éviter l'AVC, le docteur recommande de connaître ses chiffres de pression artérielle qui consistent au taux de cholestérol, de glycémie et le poids. "Ces trois chiffres sont importants parce que s'ils sont anormaux, on peut les traiter et diminuer le risque d'AVC de 80%", détaille le médecin qui ajoute un quatrième facteur : l'irrégularité du pouls. "Les battements doivent être réguliers. Dans le cas contraire, ça peut être une arythmie cardiaque qui peut produire des cailloux dans le cœur qui peuvent partir dans le cerveau", prévient-il. Pour guérir, "il y a un traitement anticoagulant qui diminue de 80% les embellies cérébrales", révèle le docteur Pierre Amarenco qui résume, tout confondu, que l'on peut "éviter les AVC à 80%, nous devrions tous être éduqués pour cela".

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h00 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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