Didier Raoult : "Les vaccins ont augmenté l’épidémie"

REPLAY VIDEO - Faut-il vacciner toute une population en temps d’épidémie ? Le professeur Didier Raoult, directeur de l'Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection à Marseille, auteur de "Carnet de guerre COVID-19 Le plus grand scandale sanitaire du XXIe siècle" (édition Michel Lafon), était l’invité de “Bercoff dans tous ses états".

Didier Raoult
Didier Raoult, invité d'André Bercoff sur Sud Radio.

"Ce que nous sommes en train de voir et d’analyser, c’est que les vaccins ont augmenté l’épidémie. Depuis trois mois je regarde toutes les données de John Hopkins, et je ne comprends pas cette épidémie, je ne comprends pas ce qui se passe", a déclaré Didier Raoult.

 

 

Didier Raoult : "Il y a la même incidence tant parmi les non-vaccinés que parmi les vaccinés"

"L’élément déclencheur de cette réflexion a été la présentation de Jacques Fantini sur les anticorps facilitants. Et il y a une zone dont personne ne veut parler, ce sont les 15 jours ou les trois semaines après l’injection vaccinale, que ce soit la première dose, la deuxième ou la troisième. C’est une zone grise parce qu’on n’avait envisagé qu’une seule éventualité : que le vaccin était protecteur. En réalité, on ne déclare pas toutes les infections qui surviennent dans les 15 jours suivant l’injection. C’est là qu’il y en a le plus en réalité. Chez nous, 200 patients par jour se présentent. Et il y a la même incidence tant parmi les non-vaccinés que parmi les vaccinés. Les gens qui sont vaccinés sont aussi symptomatiques que les non-vaccinés, ils ont les mêmes charges virales. Mais ce qui est intéressant, c’est que parmi les vaccinés, 25-30% ont une injection depuis moins de trois semaines. Et parmi les gens que nous diagnostiquons, 10% sont des gens qui viennent d’avoir une injection.

C’est facile : regardez sur John Hopkins, il y a une ligne sur les 28 derniers jours avec le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de vaccins administrés. Vous pouvez regarder les données par pays : ce n’est pas dans les pays où on a fait le plus de vaccins qu’on a le moins de cas", a déclaré Didier Raoult.

"On sait désormais que la vaccination ne contrôle pas l’épidémie"

"En France, 25% des cas de Covid-19 sont survenus depuis moins d’un mois. Pendant le même temps, on a fait 15 millions d’injections vaccinales. Regardez l’Australie : pendant longtemps ils n’ont presque pas eu de cas, ils avaient enfermé leurs citoyens pendant 200 jours. Puis ils ont fait une campagne vaccinale massive. Et depuis un mois ils ont eu 800.000 cas. En d’autres mots, 80% des cas qu’ils ont eus, ils les ont eus en l’espace de 28 jours. Regardez Israël aussi. Ce qui se passe, on le voit très bien, il suffit de regarder.

Il y a donc cette question des anticorps facilitants. On sait désormais que la vaccination ne contrôle pas l’épidémie. La question, c’est : comment se fait-il que dans le pays le plus vacciné on a le plus de cas ? C’est une question scientifique extrêmement intéressante sur laquelle on travaille", a déclaré Didier Raoult.

"Ça va être compliqué de voir le bénéfice de la vaccination"

"Concernant les vaccins, je pense qu’on doit réfléchir en termes de coût-bénéfices, tant individuellement que collectivement. Au cours des deux années qui sont passées, il n’y a pas de surmortalité, il n’y a pas de surhospitalisation chez les gens de moins de 50 ans. Quant aux variants, avec Omicron il n’y pas de mortalité du tout. Ça va être compliqué de voir quel est le bénéfice de cette affaire. Récemment, la directrice de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) le disait au sujet de cette vaccination contre le Covid-19, en gros : le nombre d’effets secondaires est en hausse, tandis que les bénéfices, il n’y en a pas du tout", a fait savoir Didier Raoult.

 

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