Covid-19 : à Marseille, "La messe est dite, il y a une seconde vague !"

Si la situation ne s’améliore pas à Marseille, il faudra prendre des mesures encore plus fortes a mis en garde le ministre de la Santé. C’est dans ce contexte que les hôpitaux de la cité phocéenne lancent un appel à l’aide : ils veulent recruter en urgence une centaine d’infirmières pour faire face à la montée de l’épidémie. Mais visiblement, ça ne se bouscule pas au portillon...

Covid-19 : comment éviter la situation catastrophique de mars dernier ? (© AFP)

Reportage à Marseille de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

"Les conditions de travail sont bonnes, pas de problèmes de sécurité, nous avons des masques"

Des jeunes diplômés, du personnel en disponibilité et même des étudiants : en frappant à toutes les portes, l’APHM a tant bien que mal réussi à trouver une centaine d’infirmières, mais il en faut encore autant. "C'est un appel à toute la France, voire même l'étranger pour certaines personnes, puisque nous souhaitons recruter des infirmières pour ouvrir nos lits de réanimation", explique Karen Inthavong, la coordinatrice générale des soins.

"Les conditions de travail sont bonnes, pas de problèmes de sécurité, nous avons des masques, tient-elle à préciser. Nous reprenons une partie de l'ancienneté des infirmières qui ont travaillé dans le privé et qui viennent chez nous".

Ces nouvelles recrues seront formées pendant une semaine à la prise en charge des patients Covid, qui sont pour le moment deux fois moins nombreux qu’en avril. "La messe est dite, il y a une seconde vague", affirme Dominique Rossi, le président de la commission médicale des hôpitaux de Marseille.

 

"Les gens qui n'ont pas de pathologie Covid remplissent déjà nos hôpitaux et nos lits de réanimation"

La grosse difficulté que l'on a, c'est qu'il faut gérer deux flux : le flux des malades du Covid et le flux de tous les malades qui n'ont pas le Covid. Selon lui, il est inévitable que le nombre de malades hospitalisés va augmenter, explique Dominique Rossi. Les gens qui n'ont pas de pathologie Covid remplissent déjà nos hôpitaux et nos lits de réanimation, souligne-t-il. Il faut donc ouvrir des structures supplémentaires et pour ça, il nous faut du personnel supplémentaire".

 

 

Même avec une centaine d’infirmières en plus, ça ne sera pas suffisant, estime Pascale Jourdan de la CGT Santé : "le personnel est épuisé, il n'a pas encore repris les forces de la première vague. Il en faudrait au minimum trois fois plus !"

La direction de L’APHM assure que le budget n’est pas un problème, qu'il y aura autant d’embauches que nécessaire. Encore faudra-t-il trouver des candidats...

 

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