Congrès des maires : quand Macron ose une comparaison avec De Gaulle

Lors du congrès des maires, Emmanuel Macron a assumé avoir été élu sans être passé par la case "maire"... tout comme le général De Gaulle.

Macron
Ludovic MARIN - AFP

Le 16, 17 et 18 novembre dernier avait lieu la 103e édition du Congrès des maires de France. Lors de son discours de clôture, Emmanuel Macron a osé se comparer au Général De Gaulle.

Ce n'était sûrement qu'une boutade au début pour essayer de détendre l'atmosphère avec des élus locaux pas forcément acquis à la cause de la politique menée par le chef de l'État depuis le début du quinquennat. On pense notamment à la fin de la taxe d'habitation pour les communes. Emmanuel Macron a donc voulu arrondir les angles.

"J'assume ne pas avoir été maire... et il se peut que De Gaulle ait eu le même défaut"

"Il se peut qu'il y ait eu des malentendus au début, des préjugés, a expliqué Emmanuel Macron lors de ce Congrès. Mais j'assume ne pas avoir été maire. C'est ainsi et je ne suis d'ailleurs pas le seul président de la 5e République à ne pas avoir été maire. J'ai compris qu'on honorait beaucoup le Général De Gaulle ces derniers temps, il se peut qu'il ait le même défaut"

Les élus ont rigolé puis applaudi mais, au début, il y avait de l'étonnement voire de la stupéfaction. Sur les réseaux sociaux, on ne goûte pas trop l'humour d'Emmanuel Macron. Certains internautes évoquent une boutade de mauvais goût. Un autre explique qu'avant d'être président de la République, le Général De Gaulle n'était effectivement pas maire mais il a juste sauver l'honneur de la France et libérer le pays de l'occupant nazi.

"Macron ? Il n'y a aucun successeur à De Gaulle"

Invité de Sud Radio ce vendredi 19 novembre, Franz-Olivier Giesbert, journaliste et auteur de "Le sursaut" aux éditions Gallimard a expliqué qu'il n'y avait pas de comparaison possible entre Macron et le Général De Gaulle. "Il n'y a aucun successeur à De Gaulle, personne ne peut se prévaloir de quoi que ce soit. Et puis Macron parle beaucoup de réformes mais avec le Général De Gaulle, ça conception de la réforme, c'était ça passe ou ça casse. Il y allait, quoi qu'il arrive. Il n'y avait pas de 'en même temps', c'était violent".

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