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Commissariat de la Courneuve attaqué: neuf interpellations, annonce Nuñez

Neuf personnes soupçonnées d'avoir participé, dimanche soir, à l'attaque aux mortiers de feux d'artifice contre le commissariat de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ont été interpellées, a annoncé lundi matin le préfet de police Laurent Nuñez.

THOMAS COEX - AFP/Archives

Neuf personnes soupçonnées d'avoir participé, dimanche soir, à l'attaque aux mortiers de feux d'artifice contre le commissariat de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ont été interpellées, a annoncé lundi matin le préfet de police Laurent Nuñez.

"Un peu avant 23H00 (...), une cinquantaine d'individus ont attaqué le commissariat de La Courneuve avec essentiellement des tirs de mortiers (de feu d'artifice, ndlr)", a déclaré le préfet de police sur TF1.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des groupes de personnes tirant des mortiers d'artifice à profusion sur la façade du poste de police.

Cette attaque est survenue quatre jours après la mort à Aubervilliers d'un jeune homme de La Courneuve, Wanys R., lors d'une course-poursuite avec la police.

"On peut faire un lien entre cette attaque du commissariat et le décès" car "manifestement les jeunes provenaient du quartier dont il est originaire", a souligné un peu plus tard Laurent Nuñez sur BFMTV.

Sept majeurs, âgés de 18 à 21 ans, et deux mineurs, figurent parmi les interpellés.

"Dès 23H30, le calme est revenu", a dit le préfet de police, grâce à l'arrivée de "renforts locaux" et des "BAC (brigades anti-criminalité, NDLR) nuit de Seine-Saint-Denis et de Paris".

Plusieurs "opérations de sécurisation", notamment pour éteindre des feux de poubelles et "disperser les petits groupes de jeunes" disséminés autour du commissariat, ont été effectuées, a-t-il poursuivi, saluant la "forte réactivité" des forces de l'ordre.

Le préfet de police, qui a précisé que deux policiers avaient été "légèrement blessés", a également annoncé l'envoi de "forces mobiles dès la mi-journée" lundi autour du commissariat et dans La Courneuve.

"Ces actes sont inqualifiables et rien ne peut excuser ces comportements criminels", a réagi le syndicat Alliance dans un communiqué.

Les lieux d'une collision entre un scooter et un véhicule de police, le 13 mars 2024 à Aubervilliers, au nord de Paris

Les lieux d'une collision entre un scooter et un véhicule de police, le 13 mars 2024 à Aubervilliers, au nord de Paris

Wafaa ESSALHI - AFP

La commune fait l'objet d'une attention particulière depuis la mort mercredi soir à Aubervilliers de Wanys R., 18 ans.

Le scooter conduit par le jeune homme était poursuivi par la police après un refus de contrôle. Dans une avenue d'Aubervilliers, son deux-roues avait été heurté par un véhicule d'une brigade anti-criminalité (BAC) appelé en renfort, qui arrivait en sens inverse.

Dans la collision, Wanys R. a été tué et son passager blessé. Une vidéo du drame a été largement diffusée sur les réseaux sociaux et dans les médias.

L'avocat de la famille a accusé vendredi les policiers de l'avoir "volontairement" percuté, l'avocat des policiers fustigeant une "contrevérité" et défendant la thèse de l'accident.

AFP / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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