Comment Karine a retrouvé sa mère, 18 ans après sa mort présumée

Karine Maurel-Carrière, fille de Michèle Sureau, qui a été retrouvée vivante dans un EHPAD, 18 ans après avoir été déclarée morte, était interviewée dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 13 octobre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Karine Maurel-Carrière a retrouvé sa mère dans un EHPAD, 18 ans après qu'elle ait été déclarée morte.
Karine Maurel-Carrière a retrouvé sa mère dans un EHPAD, 18 ans après qu'elle ait été déclarée morte. (AFP)

Karine Maurel-Carrière : "J’étais toujours restée en contact avec elle"

Comment Karine Maurel-Carrière a-t-elle appris que sa mère, Michèle Sureau, n’était en fait pas morte il y a 18 ans de cela ? "Par un courrier, une quête de membres de la famille. Suite à ce courrier, j’ai appelé l’UDAF, et la conversation m’a appris que ma maman avait été retrouvée sous le statut de SDF en 2014, hospitalisée, puis placée dans un Ehpad."

"J’ai été abandonnée à l’âge de 8 ans par ma maman parce qu’elle avait traversé des choses très difficiles dans sa vie, explique-t-elle. J’ai été à nouveau replacée avec elle quelques années plus tard. Puis mon père est décédé en voiture et cela n’a plus été possible. À ce moment-là, j’ai été placée en famille d’accueil une dizaine d’années. Mais j’étais toujours restée en contact avec elle malgré notre histoire."

Karine Maurel-Carrière : "J’estime que l'on m’a volé ma maman"

"En 2000, elle avait eu un très grave accident de voiture, raconte Karine Maurel-Carrière. Elle était alors domiciliée dans le Périgord. Elle avait été hospitalisée. À sa sortie de sa convalescence à Castelnau, elle ne souhaitait pas y retourner. Je lui ai loué un petit studio meublé à côté de mon domicile à Montpellier. Elle venait régulièrement, mes amis la connaissaient. Puis, courant 2000, elle est repartie dans des délires paranoïaques. Elle pensait que je voulais l’empoisonner. Nous avons commencé à avoir des relations conflictuelles."

"J’ai contacté le médecin pour qu’il intervienne, explique-t-elle. Son délire a pris une dimension si importante qu’elle a quitté son domicile. J’ai prévenu la police, le procureur, et au bout d’un an, le dossier a pris un tour un peu plus sérieux." Et maintenant, que compte-t-elle faire ? "J’ai envie de la revoir, je ne peux pas envisager le fait qu’on m’appelle un jour et que l’on me dise que c’est terminé. J’estime que l'on m’a volé ma maman, que l’on m’a empêché de m’occuper d’elle. Si en 2014, on m’avait prévenu, on n’en serait pas là aujourd’hui."

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