Auto-confinement des élèves : "L’école, ça ne marche pas comme ça !"

Jean-Rémi Girard, président du SNALC (syndicat d’enseignants) et professeur de lettres en lycée à Asnières-sur-Seine, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 16 décembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Le port du masque dans les collèges et lycées est obligatoire. Mais il est très difficile d'avoir des informations sur les contaminations dans les établissements. (AFP)

Les élèves pourront partir en vacances dès jeudi, a annoncé le Premier Ministre. Mais comment les enseignants et responsables d’établissements ont-ils appris la nouvelle ?

"En termes d’anticipation, on a vu mieux"

Comment Jean-Rémi Girard, président du SNALC (syndicat d’enseignants) et professeur de lettres en lycée à Asnières-sur-Seine, a-t-il pris connaissance de ces informations ? "J’en ai pris connaissance comme tous mes collègues dans les médias. Hier, je n’avais pas reçu la conduite à tenir pour cette fin de semaine sur ma messagerie professionnelle."

"C’est vraiment quelque chose qui a pris tout le monde de court, y compris le ministère de l’Éducation Nationale, qui l’a découvert lundi soir, s’étonne Jean-Rémi Girard. En termes d’anticipation, on a vu mieux…" Comment s’organiser dans les établissements ? "Les parents sont supposés prévenir de l’absence des élèves pour motif d’autoconfinement. Mais il y a beaucoup de choses qui étaient prévues, des contrôles, des cours. Souvent, on finit un chapitre avant les vacances. Au niveau des cantines, beaucoup de repas vont se perdre."

 

"On nous a un peu raconté des mensonges"

"Ce n’est pas un très bon signal de dire « vous pouvez envoyer votre enfant si vous voulez ». L’école, ça ne marche pas comme ça !", estime le président du SNALC. Cette proposition d’auto-confinement des élèves a été prise au motif de risques de contamination. A-t-il constaté des clusters dans les établissements ? "C’est très difficile d’avoir des informations sur les contaminations dans les établissements scolaires, estime en toute sincérité ce professeur de lettres en lycée à Asnières-sur-Seine."

"En réalité, on a globalement arrêté le traçage, précise-t-il. Nous avons beaucoup de mal depuis le début à savoir quel est le rôle de l’école dans la transmission du virus. La plupart des lycées sont passés sur des systèmes de dédoublement. On pense que l’école joue bien sûr un rôle. On nous a quand même bassinés sur le fait que l’école était un lieu peu contaminant, un lieu très sûr. Finalement, on se rend compte qu’on nous a peut-être un peu raconté des mensonges."

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