Antiterrorisme : les principaux candidats et les bureaux de vote en état d’alerte

La police sera sur le qui-vive pour l'élection présidentielle

À une semaine maintenant du premier tour de l’élection présidentielle, les forces de l’ordre sont aujourd’hui sur le qui-vive. Certains candidats notamment font l’objet d’une attention particulière.

Alors que ces dernières semaines ont vu une recrudescence d’attentats sur tout le territoire européen (Londres, Stockholm, Dortmund…), la vigilance antiterroriste est aujourd’hui au plus haut dans la perspective du premier tour de l’élection présidentielle dimanche prochain. Ainsi, le JDD annonce ce dimanche que la DGSI a averti cette semaine les principaux candidats d’une "menace précise sur leur sécurité ou celle de leur QG de campagne". Les services de police affectés à leur protection auraient même reçu dernièrement des notes d’information détaillées, selon l’hebdomadaire. "Cela fait quelques jours que nous avons été informés d’une menace visant François Fillon", confirme un proche du candidat Les Républicains au JDD. Même confirmation dans l’entourage d’Emmanuel Macron : "Effectivement, cette semaine, on nous a également avertis d’une menace supplémentaire nouvelle, précise, visant potentiellement, nous a-t-on dit, tous les gros candidats à la présidentielle".

50 000 policiers et gendarmes mobilisés, sans compter les militaires

Dans une interview accordée là encore au JDD, le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl assure par ailleurs que pour sécuriser les 67 000 lieux de vote, "plus de 50 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, auxquels s'ajoutent les militaires de l'opération Sentinelle. J'ai adressé en ce sens une circulaire à l'ensemble des préfectures tant sur les mesures de prévention à prendre que sur les éventuelles interventions en cas de difficultés". En plus du risque terroriste, les forces de l'ordre craignent également d’éventuels "débordements venant d'extrémistes de tous bords" entre les deux tours de scrutin, selon le ministre. "Quel que soit le scénario, la République ne saurait tolérer des troubles à l'ordre public", prévient-il, avant d’ajouter que pour se prémunir de tout piratage informatique, "nous avons renforcé la sécurisation de la transmission des résultats".

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