Aides à domicile en grève : "Nous allons encore être les grandes oubliées"

Pourquoi les aides à domicile font-elles grève ? Nathalie Soury, représentante de la CGT-Aides à Domicile de la Haute-Vienne, était l’invitée de Patrick Roger le 24 septembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h10. 

Aides à domicile : il faut "revaloriser les salaires et les indemnités kilométriques"

Que faire face à la dépendance ? Les personnes âgées restent à domicile ou rejoignent un Ehpad. Un plan vient d’être annoncé par Jean Castex pour créer 10.000 postes de soignants dans les Ehpad. Le tarif plancher de l’aide à domicile vient également d’être revu, à 22 euros de l’heure. Ces annonces répondent-elles aux attentes des aides à domicile ? "À ce jour non, estime Nathalie Soury, représentante de la CGT-Aides à Domicile de la Haute-Vienne. Hier, nous étions dans la rue, à demander la revalorisation des salaires et des indemnités kilométriques."

"Je pense que l’on va nous donner plus de travail, juge-t-elle. Mais nous allons encore être les grandes oubliées. Le salaire minimum d’une aide à domicile est en dessous du Smic à l’heure actuelle, à 900 euros. Nous sommes payées à 27 centimes du kilomètres, et certaines structures sont à 0,34 centimes, ce qui est peu vu la flambée du carburant. Nous n’avons pas de prime sur nos paies pour entretenir nos véhicules."

Aides à domicile : "Les collègues restent dans leur voiture pour éviter de perdre de l’argent"

Bien souvent, les aides à domicile ne travaillent pas à temps complet, d’où leur faible rémunération. "On peut avoir un trou de deux heures et les collègues restent dans leur voiture pour éviter de perdre de l’argent, explique Nathalie Soury, représentante de la CGT-Aides à Domicile de la Haute-Vienne. Un jour, on devrait inverser les rôles avec nos chefs. J’ai quinze ans d’ancienneté ; au début nous faisons nos plannings, et il n’y avait pas de trou dans les plannings."

"Nous avons des secteurs, il nous arrive de faire 15 minutes de route entre deux clients." Le métier manque d’effectifs, et les salaires ne sont pas attractifs. Le mouvement de grève a-t-il permis à la profession de se faire entendre ? "C’était une première, mais nous n’étions pas nombreuses dans la rue."

 

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