Les enquêteurs chargés des investigations concernant la mort d'Emile Soleil ont effectué 106 prélèvements d'ADN sur des personnes présentes à proximité du hameau des Alpes-de-Haute-Provence lorsque le garçonnet a disparu à l'été 2023, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Le procureur d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a fait part à l'AFP de "la réalisation de 106 prélèvements", confirmant une information de BFM-TV.
La campagne de prélèvements avait débuté en février. Ces tests ADN doivent maintenant être analysés.
Le procureur de la République d'Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon, le 27 mars 2025, à Aix-en-Provence
CLEMENT MAHOUDEAU - AFP
Le procureur n'a pas souhaité apporter d'"autre précision" concernant l'enquête sur la disparition de ce garçonnet de deux ans et demi le 8 juillet 2023 dans le hameau isolé du Haut-Vernet, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances.
Les prélèvements, demandés en janvier par des avocats de la famille, ont été effectués sur des habitants de ce hameau, mais aussi des alentours immédiats ainsi que sur des personnes présentes sur cette zone, notamment des promeneurs, autour de la date des faits, selon une source proche du dossier.
Plusieurs prélèvements ont également pu être effectués sur une même personne, a précisé cette source à l'AFP.
"Nous espérons que les prélèvements réalisés au cours de cette campagne, d'une rare envergure, permettront une avancée significative des investigations", a déclaré dans un communiqué Julien Pinelli, avocat de la grand-mère du petit Emile.
Désormais, les experts vont comparer ces ADN aux traces présentes sur les vêtements de l'enfant, retrouvés par une promeneuse en mars 2024 ainsi qu'un crâne et des dents de l'enfant, à environ 1,7 km du hameau.
Etant donné le grand nombre de prélèvements effectués, ces analyses pourraient durer "plusieurs mois", selon la source proche du dossier.
L'enquête avait permis d'établir en mars 2025 qu'Emile avait été victime d'un "traumatisme facial violent", avec "la probable intervention d'un tiers", avait déclaré le procureur d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.
En 2025, les grands-parents d'Emile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour "homicide volontaire" et "recel de cadavre", avant d'être relâchés 48 heures plus tard car "les charges n'étaient pas suffisantes" pour d'éventuelles poursuites, indiquait à l'époque le magistrat.
AFP / Marseille (France) (AFP) / © 2026 AFP