Coronavirus: pas de contrôle aux frontières à l'arrivée en France, "le virus se promène"

Déjà six morts, près de 300 cas recensés et des centaines d’autres redoutés. L’épidémie de coronavirus traverse les frontières. Après plusieurs cas détectés au Japon, en Corée du Sud, en Thaïlande et en Australie, un américain venant de Chine a été hospitalisé avec le virus aux États-Unis. L'OMS se réunit aujourd'hui pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale". En France, le plan vigilance a été déclenché par les autorités sanitaires… Mais aucune mesure de contrôle aux frontières n'a été prise, ce qui surprend les passagers à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.

Vérification de la température à l'entrée d'un hôtel de Macao le 22 janvier 2020, après que l'ancienne colonie portugaise a signalé son premier cas du nouveau virus. (Anthony WALLACE / AFP)
Reportage Sud Radio de Clément Bargain

 

Sa valise sur un chariot, Jason arrive tout droit de Pekin. Avant d’embarquer dans l’avion, il a subi un contrôle comme tous les passagers:

"Ils contrôlent la température avec des capteurs laser au niveau du front, au moment de passer les contrôles de sécurité"

 

Arrivé à Paris, aucun dispositif en particulier, ce qui étonne Franck: Il arrive de Wuhan, la ville où les premiers cas de pneumonie ont été détectés: "à Roissy, il y a rien ! C'est à l'image du pays et de l'Europe. Le virus se promène comme les flux financiers, les personnes, sans aucun contrôle". Il le concède cependant, "juste en plantant une caméra infra-rouge, vous pouvez isoler les gens qui ont une température anormale".

 

Des masques sur tous les passagers depuis Wuhan

Dans l’avion en provenance de Wuhan, l’équipage et les passagers portaient tous un masque: Almira, chinoise, sent l’inquiétude monter dans le pays: "Les gens sont inquiets". D'autant plus que dans quelques jours, c’est le nouvel an chinois. Une période au cours de laquelle"la moitié de la population de Pékin part", raconte Alban, qui vit dans la région de Pékin: "si ça continue à se développer, ça va être inquiétant. Cela peut être dangereux s'il y a de nouveaux cas qui apparaissent". Tous les voyageurs en provenance de Chine qui auraient des symptômes grippaux, comme une forte fièvre et des difficultés à respirer… sont invités à contacter le Samu.

 

Les spécialistes se veulent rassurants, à l'image du professeur François Bricaire, infectiologue