112 soignants recrutés à Toulouse grâce à une campagne digitale

Pris dans l'étau des réanimations engorgées, le CHU de Toulouse a lancé une campagne digitale de recrutement qui a déjà permis le recrutement de 112 infirmières et aide-soignants. À la guerre comme à la guerre, mais tout n'est pas si simple, notamment sur les difficultés à recruter au métier d'aide-soignant.

C'est la principale cause de ce confinement : la forte pénurie de personnel hospitalier. Alors le CHU de Toulouse s'adapte comme il peut, jusqu'à faire des entretiens en visio-conférence après offre de job-dating. (Photo de Philippe Lopez / AFP)

Un reportage de Christine Bouillot pour Sud Radio.

 

Pour affronter cette deuxième vague, les hôpitaux cherchent à recruter des soignants. Indéniablement, la prise en charge des patients Covid demande plus de « bras » d’autant qu’il faut remplacer les soignants eux-mêmes contaminés ou cas contacts.

À Toulouse, le CHU vient de terminer  une campagne de recrutement, un job-dating virtuel, pour tenter de trouver le plus de candidats possible. 150 postes d’infirmiers et aide-soignants étaient à pouvoir immédiatement. André Weider, coordinateur général des activités de soins du CHU de Toulouse, justifie cette campagne à distance : "Chaque établissement hospitalier aujourd'hui est en recherche de personnel. Le digital est une force pour nous".

Anne-Marthe Ramondenc, cadre infirmière, a fait passer les entretiens en visio aux potentiels personnels soignants, qui se font de plus en plus rares.

"Le paroxysme de la tension est sur le métier d'aide-soignant. On en trouve très très peu, au compte-gouttes. Là, on se rend compte qu'on ne peut pas se passer d'une aide-soignante, un service ne peut pas fonctionner rien qu'avec des infirmières. Ou alors on mettra des infirmières mais on a besoin des aide-soignantes comme des infirmières !"

 

Une opportunité en or pour les infirmières des déserts médicaux

Morgane, une jeune infirmière dans l'Ariège, a vu dans cette offre une réelle opportunité professionnelle, en plus de répondre à un besoin de mobilisation.

"Le problème quand on est en Ariège, c'est que les prises en charge se terminent au CHU. C'est principalement pour gagner en expérience et apprendre beaucoup plus que j'ai voulu aller au CHU. Quand j'ai vu l'annonce, j'ai sauté dessus, littéralement".

Au total, 112 personnes ont été sélectionnées pour rejoindre le CHU de Toulouse.