Renaud Muselier: "La France n'est pas une ZAD"

Pour Renaud Muselier, président LR de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur et député européen, la création d'un fichier des manifestants violents n'est pas une réponse suffisante, même s'il rend hommage au travail.... du ministre de l'intérieur, Christophe Castaner !

"Pour manifester, il y a des règles et des lois. Il faut se déclarer".

Invité de Patrick Roger dans "Le petit déjeuner politique", Renaud Muselier parle d'atteintes à la liberté des automobilistes, sur certains ronds points où "on vous force à klaxonner". Pour le président LR de la région Sud, le ministre de l'intérieur a eu raison de faire évacuer les rond-points. "Christophe Castaner a fait du bon boulot". Il a également dénoncé les manifestants encagoulés, un vrai problème selon lui.

"Le gouvernement a toujours remis une pièce dans la machine"

Pour autant, Renaud Muselier se montre plus sévère sur le reste du gouvernement, auquel il reproche d'avoir amalgamé gilets jaunes pacifistes et casseurs, mais aussi d'avoir causé cette situation en cassant les systèmes intermédiaires. "Regardez les syndicats. Dieu sait si je ne suis pas pour la CGT, mais quand ils font des manifestations, c'est encadré. Il n'y a pas de gazages, ni de casseurs: c'est organisé! ".

"Il faut un référendum avec 4 ou 5 questions à l'issue du grand débat"

Le grand débat qui va s'ouvrir ne doit pas être l'occasion "d'enfumer" les Français, selon Renaud Muselier. Il appelle le gouvernement à les consulter directement par référendum. Au sujet de la rémunération de l'ancienne ministre Chantal Jouanno, chargée de piloter ce grand débat, 14.700 euros bruts mensuels, il s'avoue étonné. "C'est en tout cas beaucoup plus que moi, président de région, 5000 euros, et je crois avoir un peu plus de responsabilités et de difficultés que Mme Jouanno".

"François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux Européennes? Je n'y suis pas du tout favorable"

Pour Renaud Muselier, le jeune philosophe et adjoint au maire de Versailles n'est pas la bonne personne. "Il ne faut pas refaire l'erreur de Macron qui sortait de je-ne-sais-où, sans expérience. Deux ans après, on voit où ça nous a mené". Au sujet de Thierry Mariani, qui pourrait rallier le Rassemblement national aux élections européennes, il se dit déçu. "Il reste mon ami. Mais dans la région, il a toujours combattu le Front national".

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