Stupeur dans le camp Aulas. 49,33 % des voix à minuit. D'un rien, le candidat de Cœur Lyonnais rate son pari de prendre place dans le fauteuil de maire de Lyon, après avoir caracolé en tête dans les sondages plusieurs semaines durant. L’ancien président de l’OL ne reconnaît pas immédiatement sa défaite et explique vouloir déposer un recours en justice. Du côté de Rachida Dati, il y a un peu plus de 3 000 voix d’écart. Elle recueille 41,52 % des suffrages et échoue à remporter ce qu’elle surnomme le « combat de sa vie », alors que les ultimes sondages lui permettaient de rêver en grand de la mairie de Paris.
Dati-Aulas, deux destins, deux profils qui crèvent l'écran, deux revers conséquents. Inattendu pour l’un et cuisant pour l’autre. Mais une certitude : ces candidats, qui ont perdu leur pari, vont être contraints de changer leur plan de carrière pour les six prochaines années. Alors, quel avenir pour ces fortes personnalités qui vont devoir digérer ces échecs ?
Une suite logique pour Aulas
Jean-Michel Aulas continue son combat. Sur X, il s’est adressé à ses électeurs : « Soyez assurés d’une chose : les idées et les valeurs que nous avons défendues pour Lyon ces derniers mois, je continuerai de les porter demain à la Métropole, où Cœur Lyonnais a remporté une victoire historique. L’homme de 77 ans assure qu’il siègera dans l’opposition à la mairie afin que, la voix de toutes les Lyonnaises et de tous les Lyonnais soit entendue ».
Chères Lyonnaises, chers Lyonnais,
— Jean-Michel AULAS (@JM_Aulas) March 23, 2026
Au lendemain de ce second tour, c’est à vous que je pense en priorité.
Tout au long d’une campagne hors du commun, vous avez été extrêmement nombreux à vous impliquer aux côtés de .@Coeur_Lyonnais_ , un mouvement citoyen inédit dans l’histoire…
L’avenir de Jean-Michel Aulas semble tracé. Reste à savoir s’il se présentera à nouveau aux prochaines élections. Il aurait 83 ans. Même s'il a toujours eu le goût des challenges, rien n'est moins sûr.
Dati au rythme du calendrier judiciaire
L’avenir de la candidate de droite est, quant à lui, plus incertain. Alors qu’elle a quitté son poste de ministre de la Culture en février dernier afin de se consacrer pleinement à sa campagne, la maire du 7e arrondissement se voit inquiétée par la justice.
Un procès aura lieu du 16 au 28 septembre prochain pour des faits présumés de corruption et de trafic d’influence entre 2009 et 2013. Elle est accusée d’avoir effectué du lobbying illégal au Parlement européen pour le groupe Renault et son ancien dirigeant, Carlos Ghosn, en échange de 900 000 euros.
Elle risque jusqu’à 10 ans de prison, 450 000 euros d’amende et une éventuelle inéligibilité de 5 ans, bien que la loi applicable à l’époque soit plus clémente qu’aujourd’hui.
Rachida Dati semblait tout de même persévérante dimanche soir : « Le résultat n’est pas celui espéré, mais je ne renonce à rien, explique-t-elle sur X. Paris et les Parisiens méritent mieux et je continuerai à me battre pour vous. »
Vraiment un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont battus à mes côtés. Une campagne engagée, sans compromis. Le résultat n’est pas celui espéré, mais je ne renonce à rien. Paris et les Parisiens méritent mieux et je continuerai à me battre pour vous. pic.twitter.com/7JgWgoOkqr
— Rachida Dati ن (@datirachida) March 22, 2026