singlesud.php

Manifestations du 17 octobre : "On a sous-estimé le nombre de casseurs"

Par La rédaction

Pour Rudy Manna, délégué général UNSA Police, le nombre d’émeutiers et de casseurs a été sous-estimé le week-end du 17 et 18 octobre 2026.

Un manifestant devant un incendie lors des violences en France contre la vie chère.
Un manifestant devant un incendie lors des violences en France contre la vie chère. (Guillaume Saligot - AFP)

Dans cet épisode de chaos qui a choqué la France entière, les forces de l’ordre ont-elles été débordées par la violence et le nombre des intervenants ?

"Une foule qui veut en découdre"

"Évidemment, nous avons été quasi débordés samedi dans toutes les villes de France, réagit Rudy Manna, délégué général UNSA Police, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Nous avons eu à faire à un nombre d’émeutiers auquel on ne s’attendait pas. C’était tellement inédit. À Marseille, ville que je connais bien, on nous annonce 30.000 casseurs, 10.000 émeutiers, et des gens venus s’agréger pour venir piller les magasins, de la délinquance d’opportunisme."

"Quand vous avez en face de vous une foule qui veut en découdre, prêt à tout pour tout casser et piller, et qui n’hésite pas à s’en prendre aux policiers, la partie est très difficile à jouer. Nous avons énormément de blessés dans nos rangs, des traumatismes physiques et psychologiques."

De la prison ferme pour les casseurs

Les moyens ont-ils été sous-estimés, on en manque-ton ? "Le nombre d’émeutiers et de casseurs a été sous-estimé, résume Rudy Manna, sur l’antenne de Sud Radio. Nous aurions pu adapter le dispositif. C’est extrêmement compliqué d’avoir des renseignements dans les réseaux d’extrême-gauche, d’y rentrer. À Marseille, on a tiré 4.500 grenades, 10.000 à Paris. On est dans des records absolus, on n’avait jamais vu cela. À Limoges, ils se sont retrouvés à court de munitions face à une foule aussi importante et aussi haineuse. Dans les grandes villes de France, on a besoin de CRS et de compagnies d’intervention pour rétablir l’ordre public."

Que peut-on craindre dans les prochaines semaines ? "Nous réclamons toujours des effectifs supplémentaires. Il ne faut pas se voiler la face : il y a beaucoup de gens qui veulent s’agréger à ce mouvement. Nous avons été complètement dépassés par le nombre. Beaucoup de jeunes des quartiers sont venus, ce qui a entraîné les pillages que nous avons vus dans toute la France. Il faut sortir tous les canons à eau. On a sorti les Centaures contre les agriculteurs, il n’y a pas de raison de ne pas les sortir contre les émeutiers. Quant aux sanctions pénales, elles doivent être extrêmement lourdes : il faut que ce soit plusieurs ou années, et de la prison ferme pour faire passer le message."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

Cliquez ici pour écouter “Sud Radio vous explique”

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
08H
07H
06H
04H
23H
22H
21H
19H
18H
Revenir
au direct

À Suivre
/