Hervé Morin : contre Daesh, "les frappes aériennes ne suffiront pas"

Pour l'ancien ministre de la Défense, il faut une "coalition internationale extrêmement large", qui envisage une intervention au sol, afin de venir à bout de l'Etat Islamique.
Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin est revenu sur l'intensification des frappes françaises en Syrie, notamment après le bombardement à Raqqa, détruisant un poste de commandement et un centre d'entraînement de l'Etat Islamique."On frappe à Raqqa, mais j'ai toujours dit que les frappes aériennes ne changeraient rien à la donne. On n'est pas plus malin que les Américains. On n'est pas plus mauvais ni meilleurs non plus. Ça fait 18 mois, de mémoire, que les Américains frappent en Syrie. Daesh sait se jouer de ses frappes. Ce n'est pas ça qui suffira pour éteindre le feu", a assuré le député UDI de l'Eure.

"Le départ d'Assad n'est pas la priorité"

Hervé Morin a prôné plutôt "une coalition internationale extrêmement large" : "Depuis le début je dis qu'il faut intégrer les Russes et les Iraniens. Vous ne pourrez pas faire quelque chose dans la région si vous n'intégrez pas toutes les forces".Pour l'ancien ministre de la Défense, il faut différencier la lutte contre l'Etat Islamique du soutien au président syrien : "Le départ d'Assad n'est pas la priorité. Il y a deux temps. Il ne faut pas considérer que le fait d'intervenir avec les Russes et les Iraniens équivaut au maintien d'Assad pendant des décennies. La priorité, c'est Daesh."
Regardez l'interview d'Hervé Morin, député UDI de l'Eure et ancien ministre de la Défense, invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat.
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