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EXCLU Présidentielle 2027 : Après les violences du 17 octobre, Marine Le Pen s'envole

SONDAGE EXCLU IFOP-FIDUCIAL - Après les violences du 17 octobre, Marine Le Pen bondit à 36 % et domine le 2nd tour de l'élection présidentielle 2027. Philippe et Attal reculent face à Mélenchon, qui serait au second tour.

Marine Le Pen
Marine Le Pen (Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

La vague RN s'amplifie après les violences urbaines du samedi 17 et dimanche 18 octobre. Selon le dernier « Baromètre de l’élection présidentielle - Vague 7 » réalisé par l'IFOP et Fiducial pour Sud Radio, LCI et Le Figaro et Sud Radio entre le 17 octobre (à partir de 20h) et le 19 octobre 2026, Marine Le Pen atteint des sommets inédits et l'emporte dans tous les duels de second tour, tandis qu'Édouard Philippe et Gabriel Attal accusent le coup au profit de Jean-Luc Mélenchon, qui se hisserait en finale de l'élection présidentielle 2027.

Le Pen toujours plus haut

L'inquiétude sécuritaire et les scènes de violence du 17-Octobre dénoncées par le Rassemblement national profitent donc à Marine Le Pen. La députée du Pas-de-Calais domine sans partage le 1er et second tour et accentue sa position de favorite nette du scrutin. Au 1er tour, dans la configuration testant l'ensemble des ténors politiques, Marine Le Pen bondit à 36 % des intentions de vote, score que seul Jordan Bardella avait atteint jusqu'à présent. Une progression de 2 points en seulement quelques jours par rapport à l'enquête du 12-14 octobre (34 %), et de 4 points depuis la fin du mois de septembre (32 %). Dans l'hypothèse où Gabriel Attal serait le candidat unique du bloc central, elle grimpe même jusqu'à 38 %.

Mais c'est au second tour que le basculement est le plus spectaculaire : Marine Le Pen l'emporte désormais confortablement dans l'ensemble des duels testés. Elle obtiendrait 56 % face à Édouard Philippe (en hausse de 4 points par rapport à août), 58 % face à Gabriel Attal (+4 points), 57 % face à Raphaël Glucksmann (+2 points), 59 % face à François Hollande (+5 points), et 68 % face à Jean-Luc Mélenchon.

La soupe à la grimace pour Philippe et Attal

Pour les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron, la séquence s'avère particulièrement punitive. Le bloc central semble en effet s'enliser. A commencer par Édouard Philippe, qui essuie un repli marqué. Dans un 1er tour avec Gabriel Attal, le maire du Havre tombe à 12 % des voix, contre 14 % mi-octobre et 16 % fin septembre. Même dans le cas de figure où il incarnerait l'unique candidature du bloc central, le président du parti Horizons ne rassemble plus que 15 % des suffrages, égarant 3 points en une semaine et 6 points par rapport à la rentrée ! En duel de second tour face à Marine Le Pen, il chute à 44 %.

Gabriel Attal subit, lui, une érosion similaire. Crédité de seulement 5 % des intentions de vote en présence d'Édouard Philippe (après avoir culminé à 8 % à la fin de l'été), il se fixe à 13 % lorsqu'il porte seul les couleurs de la majorité présidentielle. Au second tour, il est largement distancé par Marine Le Pen avec 42 % contre 58 % pour la candidate RN.

Avantage Mélenchon, Glucksmann s'installe

Au coude à coude voire doublé par Edouard Philippe ces dernières semaines, le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon fait preuve d'une stabilité intacte après les événements du 17-Octobre. Avec 16,5 % d'intentions de vote au 1er tour, le fondateur de La France Insoumise conserve un socle solide qui lui permettrait de passer au second tour. En cas de duel restreint à gauche, il atteint 18 % face à Raphaël Glucksmann et 20 % s'il affronte François Hollande. Néanmoins, sa réserve de voix au second tour reste bloquée à 32 % : un score bien faible face à l'ouragan Marine Le Pen.

De son côté, Raphaël Glucksmann consolide son statut de chef de file de la gauche sociale-démocrate. Il réunit 13,5 % des voix dans l'hypothèse générale, et monte jusqu'à 16 % dans des configurations de candidature unique de la gauche hors LFI ou face à Gabriel Attal. Au second tour, il réalise le meilleur score de la gauche face à Marine Le Pen avec 43 %.

Testé dans une hypothèse d'union de la gauche modérée, François Hollande recueille 10 % au 1er tour. Toutefois, la séquence pèse lourdement sur son image de recours au second tour : l'ancien président s'effondre à 41 % face à Marine Le Pen, concédant 5 points en deux mois.

Lisnard, valeur montante à droite

Enfin, sur l'échiquier de la droite républicaine, David Lisnard confirme « qu'il se passe bien quelque chose ». Crédité de 5,5 % dans une configuration élargie, le maire de Cannes monte à 7 % s'il est désigné comme l'unique candidat de la droite traditionnelle. Il fait ainsi jeu égal, voire dépasse, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (mesuré entre 5,5 % et 7,5 % selon les hypothèses), s'imposant comme une alternative solide pour la reconstruction de la droite.

Repères méthodologiques : Enquête réalisée par l'Ifop pour LCI, Le Figaro et Sud Radio du 17 octobre (à partir de 20h) au 19 octobre 2026 auprès d'un échantillon de 1 928 personnes inscrites sur les listes électorales (issu d'un échantillon de 2 081 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus). Interviews réalisées par questionnaire auto-administré en ligne. Marges d'erreur comprises entre 1,0 et 2,2 points selon les pourcentages observés.

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