"Damien Abad doit démissionner !" estime Mathilde Panot

Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne et présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, était l'invitée du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Mathilde Panot, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 28 juin, dans "le petit déjeuner politique".

Nouvelle plainte contre Damien Abad, rentrée de l'Assemblée nationale, possibilité d'une présidente pour la première fois, prime pour le pouvoir d'achat : Mathilde Panot a répondu aux questions de Patrick Roger.

"Oui, évidemment, Damien Abad doit démissionner !"

Le ministre des Solidarités Damien Abad est visé par une nouvelle plainte pour tentative de viol. Peut-il rester en place comme ministre ? "Élisabeth Borne a assuré le 22 mai dernier que s'il y avait de nouveaux éléments, si la justice était à nouveau saisie, on en tirera toutes les conséquences rappelle Mathilde Panot. Si on écoute Madame Borne, il doit démissionner !" La députée "ne nie pas la présomption innocence, qui existe. Mais lorsqu'il y a une plainte déposée et 3 personnes qui témoignent, il faut écouter ce qui est dit. Il y a un faisceau de présomption très fort." Par ailleurs, "Vous avez un devoir d'exemplarité quand vous êtes ministre. Évidemment Monsieur Abad doit démissionner. Et ensuite, c'est à la justice de trancher."

Élisabeth Borne, confortée par Emmanuel Macron, est chargée de former un nouveau gouvernement d'action. Mathilde Panot "ne lui trouve pas d'ouverture particulière, lorsqu'elle explique que LFI n'est pas un parti de gouvernement voire n'est pas un parti républicain. Madame Borne est celle de la réforme de l'assurance chômage. Celle qui a fait 2 milliards d'économie sur les plus pauvres du pays, qui a privatisé et ouvert à la concurrence la SNCF, la RATP. Madame Borne a des actes qui parlent pour elle et nous espérons qu'elle va venir demander la confiance à l'Assemblée nationale. C'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde. Aller devant l'assemblée pour demander la confiance du Parlement." "Nous voterons contre la confiance au gouvernement" assure-t-elle.

 

"La NUPES est la première opposition, ce qui justifie que nous ayons la présidence de la commission des finances"

Mathilde Panot a rencontré la Première ministre en tant que chef de file LFI à l'Assemblée nationale. "Élisabeth Borne est là pour appliquer la politique qu'Emmanuel Macron lui a demandé d'appliquer ! estime la députée. La retraite à 65 ans, le RSA conditionné à des heures de travail gratuit, continuer à détruire nos services publics, notamment l'éducation et la santé. Elle est sur la feuille de route donnée par le président de la République." "Élisabeth Borne n'impose pas beaucoup son style ajoute la députée. Comme Emmanuel Macron, elle considère qu'il n'y a pas eu d'élections législatives. Que la majorité des Français n'a pas voté contre leur projet politique et ils n'infléchissent pas leur projet politique."

Yaël Braun-Pivet devrait être élue présidente de l'Assemblée nationale, une première pour une femme. "Nous aurons notre propre candidature" rappelle Mathilde Panot. Elle reconnaît que "c'est important qu'un poste comme celui-là, jamais occupé par une femme, le soit". L'élection de la présidence de la commission des finances aura lieu jeudi 29 juin. À qui doit-elle revenir ? "Nous avons été élus sous l'étiquette NUPES. Certes nous avons 4 groupes, mais aussi un intergroupe de la NUPES qui nous permet un travail commun. Nous sommes la première opposition, ce qui justifie que nous ayons la présidence de la commission des finances. Nous avons proposé Coquerel, c'est normal que la présidence de la commission revienne au plus gros groupe de la NUPES, actuellement celui de la LFI."

 

 

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