Alliot-Marie : "Hollande fait cauchemarder les Français"

Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre et député européenne UMP, était l'invité de Christophe Bordet ce matin à 8h10 sur Sud radio. Elle accuse "le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur", d'être des relais du pouvoir. "Vous ne trouvez pas que c'est un peu bizarre que le jour où Thomas Thévenoud démissionne des articles sortent dans les journaux qui expliquent que Nicolas Sarkozy a pris un avion, qui lui-même est impliqué dans un trafic de cocaïne ?. On ne peut qu'être septique, qu'à un moment où ça peut arranger la gauche d'avoir une actualité de ce type, cette information sorte", dénonce l'ancienne ministre.

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Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre et député européenne UMP, était l'invité de Christophe Bordet ce matin à 8h10 sur Sud radio.

Elle dénonce "les reniements de François Hollande" par rapport à ses engagements de campagne, illustrés selon elle une nouvelle fois par la démission de Thomas Thévenoud jeudi 4 septembre. "L'engagement de François Hollande d'avoir un gouvernement exemplaire" n'est pas tenu selon elle. "Après Cahuzac, après un certain nombre d'autres ministres pris en flagrant délit de sous estimation de leur patrimoine, encore un ! Tout ceci fait pour le moins désordre" réagit-elle.

"Le Monde, Libération, le Nouvel Observateur" accusés d'être des relais du pouvoir

A l'occasion de la sortie de son livre, "La Tentation totalitaire de la gauche" chez Plon, elle dénonce aussi "les méthodes de la gauche pour s'emparer du pouvoir" qui fait jouer "ses réseaux", les syndicats, magistrats, et "une certaine presse". Elle cite notamment "Le Monde, Libération, le Nouvel Observateur", et "certaines radios" auxquels elle reproche de mettre sur le même plan "les soupçons, les enquêtes qui vise des personnalités de droite et qui débouchent bien souvent sur un non-lieu, et les condamnations réelles qui visent les personnes de gauche"."Vous ne trouvez pas que c'est un peu bizarre que le jour où Thomas Thévenoud démissionne des articles sortent dans les journaux qui expliquent que Nicolas Sarkozy a pris un avion, qui lui-même est impliqué dans un trafic de cocaïne ?". "On ne peut qu'être septique, qu'à un moment où ça peut arranger la gauche d'avoir une actualité de ce type, cette information sorte. L'instrumentalisation, la manipulation médiatique d'un certain nombre d'informations" est à l'oeuvre selon elle, et elle essaie de l'illustrer et de la dénoncer dans son livre.

"Des gens sont obsédés par Nicolas Sarkozy"

"Des gens sont obsédés par Nicolas Sarkozy", note-t-elle alimentant ainsi la thèse de l'existence d'un cabinet noir à L'Elysée, chargé de tuer dans l'oeuf toute tentative de retour aux affaires de la droite en 2017. Mais "les Français ne retiennent qu'une seule chose 'tous pourris' et tout ceci sert le Front national qui lui-même n'est pas à l'abri de ce genre de choses" regrette l'ancienne ministre qui pousse un "coup de gueule" dans son livre contre ces méthodes. Concernant l'effondrement de la cote de popularité du chef de l'Etat à 13% dans les dernières enquêtes d'opinion, Michèle Alliot-Marie analyse cette situation à la lumière des "reniements" de François Hollande. "François Hollande qui promettait de faire rêver les Français, les fait cauchemarder. Aucune promesses n'a été tenue, on est à l'inverse de tout ses engagements", déplore-t-elle.

Candidats UMP à la présidentielle : "en décalage par rapport aux préoccupations des Français"

Enfin concernant les candidatures qui se révèlent à droite en vue de la primaire de 2017, Michèle Alliot marie pense qu'il est trop tôt. "Tous ceux qui se déclarent candidats aujourd'hui donnent l'impression aux Français qu'ils pensent d'abord à leur carrière, et non à la France. Ils sont en décalage par rapport aux préoccupations des Français". L'ancienne ministre précise qu'elle verra Nicolas Sarkozy lundi, et qu'elle le voit "souvent", qu'il garde une "posture internationale" intéressante pour la France et qu'il a "l'énergie" nécessaire pour "mobiliser les militants" et se faire élire en 2017, mais elle ne se prononcera sur son soutien à l'un ou l'autre des candidats à la primaire UMP que lorsque tous les candidats seront connus.