Patrick Lagleize (Guide) : "La montagne est moins accidentogène que nos maisons"

Patrick Lagleize (Guide) : "La montagne est moins accidentogène que nos maisons"

Patrick Lagleize (Guide de Haute Montagne, président de la compagnie des guides des Pyrénées et vice-président du Syndicat national des guides de montagne) était ce lundi l'invité de 

Une série de plusieurs avalanches meurtrières durant cette saison hivernale et plus précisément la semaine dernière, au cours de laquelle 9 personnes ont trouvé la mort, est venue rappeler à quel point la montagne peut s'avérer dangereuse. Ceux qui y pratiquent des activités de loisir sont-ils assez prudents ? Pour le guide de haute montagne, Patrick Lagleize, il faut savoir raison garder quant à la dangerosité de la montagne car, sans minimiser les risques, cette dernière tue beaucoup moins que d'autres environnements, selon lui.  

"On est dans une période qui est extrêmement dangereuse"

Invité ce lundi de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio, celui qui est également président de la Compagnie des guides des Pyrénées a ainsi resitué les choses dans leur contexte. "Il faut remettre les accidents de montagne à leur échelle. Si l'on regarde les chiffres, il y a plus de 10 000 morts en France par accidents domestiques, plus de 3 500 morts sur la route et si l'on prend les statistiques de l'an dernier, il y a eu 22 morts par avalanche", a-t-il tenu à rappeler, comme pour mieux souligner le fait que ces accidents s'avèrent très rare. "On est en montagne, c'est le dernier univers qui est naturel et sauvage près de nous. Il est extrêmement fréquenté. Il y a des milliers de personnes par jour en montagne. Ce n'est pas du tout aseptisé. C'est moins accidentogène que notre maison ou que notre voiture", a-t-il encore insisté.

"Ce qui est quand même très important, c'est d'avoir des pensées émues et d'empathie vis-à-vis des familles. On a toujours beaucoup de peine. C'est un sport de loisir (le ski de randonnée), la montagne est un plaisir, un exutoire, c'est un univers merveilleux. Elle est peu accidentogène mais il y a toujours trop de morts donc il faut essayer de l'éviter. On est dans une période qui est extrêmement dangereuse donc il faut revenir sur des fondamentaux", a-t-il par ailleurs ajouté.

>> L’intégralité de l’interview est disponible en podcast

 

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