Les finances publiques sous le choc après le meurtre d’un agent

À Bullecourt, dans le Pas-de-Calais, un agent des finances publiques a été assassiné le 22 novembre lors d'un contrôle fiscal.

Tué pour un contrôle fiscal dans le Pas-de-Calais : c’est l’onde de choc chez les agents des finances publiques, et même plus largement dans la fonction publique.

Les agents des finances publiques réunis

Un hommage est prévu dans les directions départementales des finances publiques. "Le meurtre de notre collègue responsable de brigade dans le Pas-de-Calais, a évidemment bouleversé l’ensemble des agents de la France entière, et le mot n’est pas faible", réagit Frédéric Guin, directeur départemental des finances publiques du Gard.

"C’est avant tout un drame personnel, et je veux avant tout adresser un message de soutien à sa famille, ses proches et ses collègues, et à sa collègue vérificatrice qui l’accompagnait dans ce contrôle, et qui heureusement a eu la vie sauve. J’insiste sur le fait qu’au-delà du drame personnel, le meurtre d’un fonctionnaire dans l’exercice de sa mission est un crime contre l’État de droit. Nous allons réunir l’ensemble des agents des finances publiques, la préfète souhaite participer à cet hommage."

 

"Jamais agréable d'être contrôlé"

Souvent, agents publics et contrôleurs sont en première ligne et mal aimés. "Nous avons en tout 4.000 vérificateurs sur le territoire, sur 95.000 agents des finances publiques. C’est un métier difficile, indispensable pour assurer le recouvrement de l’impôt et lutter contre la fraude fiscale. En même temps, il se déroule de manière apaisée dans l’immense majorité des cas. Nous en avons réalisé près de 30.000 en 2021. C’est un métier technique, ce n’est jamais agréable d’être contrôlé pour une entreprise. On a tout intérêt à ce que la relation se passe bien avec le contribuable."

L’assassin était connu pour des problèmes personnels, financiers et judiciaires. "Certains dossiers sensibles et complexes imposent sans doute des précautions particulières, reconnaît Frédéric Guin, directeur départemental des finances publiques du Gard. Dans la plupart des cas, les contrôleurs se déplacent seuls. Il peut y avoir des comportements agressifs de la part des contribuables. Ils y étaient allés à deux, sans doute le signe d’une précaution prise particulière. Mais jamais on n’aurait pu imaginer qu’un tel drame puisse se dérouler. C’est à ma connaissance sans précédent."

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