La peur des habitants de Castres est grandissante. Les épisodes d’ultra-violence en pleine rue se multiplient ; mardi, un homme de 44 ans a été abattu devant une clinique pendant une rixe : c’est la deuxième fois en trois jours. Les résidents attendent une réaction du maire du Rassemblement national, Florian Azema, fraîchement élu.
Ressenti des habitants sur la sécurité : « depuis quelques jours, ça a changé »
L’inquiétude à Castres se fait ressentir, pour Martine : « Oui, jusqu’à aujourd’hui, je me sentais en sécurité, pas de problème. Mais là, c’est vrai que depuis quelques jours, ça a changé. » Même ressenti pour Didier, également habitant de Castres : « C’est-à-dire que la sécurité disparaît un peu. Il faudrait agir afin de la rétablir, parce que quand on se promène, on ne sait pas à qui on a affaire. Il y a plein de gens qui demandent des cigarettes. Si on refuse, on risque d’être agressé. Pour un oui, pour un non, le trafic de drogue, tout ça, ça crée de l’insécurité », dévoile-t-il sur sa ville.
Florian Azema : « J’ai pris des décisions très rapides »
Pour le maire de Castres, Florian Azema, pas question de laisser le trafic de drogue perturber la vie des Castrais : « Moi, je prends, en tant que maire, toutes mes responsabilités. L’État doit jouer son rôle également, mais je mise sur la sécurité », explique-t-il.
Il poursuit avec les mesures qu’il a déjà mises en place : « J’ai pris des décisions très rapides, notamment sur l’augmentation des effectifs de police municipale et de leurs moyens. Et j’ai donné des consignes claires à mes policiers municipaux dans la lutte acharnée contre la délinquance. »
Au total, quatre personnes ont été placées en garde à vue suite à la rixe de mardi.