Retranscription des premières minutes :
- Et comment va la planète ? Pas forcément si bien. Bonjour, Patrick Marlière. Bonjour.
- Vous êtes météorologue, directeur de médias Werther. Il y a eu ces marches autour du climat hier, 260 dans toute la France, ces fortes chaleurs qui jouent, les prolongations, le temps change, là, ça y est. Nous avons eu un été caniculaire.
- Je vais vous poser une toute première question, Patrick Marlière. Tout simplement, cet été qui s'est poursuivi jusqu'au début de l'automne, parce que ça démarre, est-ce que ça va perdurer ou quand même on va retrouver une situation plus normale aujourd'hui ? Alors effectivement, l'année 2026, en tout cas depuis le mois de mars jusqu'à aujourd'hui, va marquer les données climatologiques sur la France.
- On est en train d'effacer tout ce qui s'est passé au cours du siècle.
- Le siècle précédent, on bat des records quasiment quotidiennement. Et évidemment, c'est l'impact de ce temps hors normes qui est vraiment inquiétant.
- La sécheresse, tous les impacts sur le monde agricole, enfin toute l'économie a été impactée par ce réchauffement climatique, en tout cas cette année, qui a fait vraiment un basculement et qui a fait prendre conscience à la plupart des gens.
- Et ça, je suis bien heureux que ça commence à réagir, parce que ça fait 30 ans qu'on est en train de crier, nous, les climatologues, sur les événements qui devaient se passer.
- Vous êtes enfin entendu. Je rappelle que vous êtes directeur de Médiaverter. Vous êtes un professionnel, Patrick Marrière.
- Mais ce qui était exceptionnel il y a 20 ans, on se souvient tous de la grande canicule de 1976, et puis 2003, bien et d'avant, ce qui était exceptionnel jadis, aujourd'hui, c'est la norme ? Ça devient presque, pardon pour cet adjectif, banal ? Écoutez, même les météorologues et les climatologues...
- Même surprise de ce qui s'est passé cette année. Je veux dire que dépasser les 30 degrés à la mi-mai à Brest, c'était du jamais vu.
- Et puis tous les épisodes de canicule qui s'en sont suivis. Dès le mois de juin, moi, j'alertais aussi déjà que ces dômes de chaleur un peu particuliers qui ont touché surtout à la montée sud de la France, mais même jusqu'au nord du pays, ces dômes de chaleur, au mois de juin, étaient annoncés, perdurés jusqu'en septembre, voire début octobre. Et on est dedans. Donc aujourd'hui, voilà.
- La situation est préoccupante. La vraie préoccupation, c'est 1. Est-ce que cette année 2026 sera l'année de référence pour les décennies à venir ? Et puis ensuite, le basculement qui va s'opérer cette semaine, est-ce que là, on n'a pas d'autres choses à craindre ? Donc des épisodes sévénoles, méditerranéens et des inondations à suivre. Donc voilà. On sera très préoccupés par la météo dans les semaines à venir.
- Ça fait 30 ans que vous le dites, vous et vos collègues, si je puis dire, Patrick Marlière.
- Bien sûr.
- Vous avez marché un petit peu dans le désert. Il y a eu toutes ces marches climatiques hier. 260, le disais-je, dans toute la France.
- Est-ce que votre métier de météorologue devient plus difficile aujourd'hui avec des modèles, on va dire, bousculés par des phénomènes plus extrêmes, plus rapides ? Oui. Et vous avez raison d'évoquer ce sujet sur les modèles météorologiques, parce qu'évidemment, eux aussi sont basculés.
- Je veux dire que ça fait plusieurs années que nous-mêmes, lorsqu'on interprète les prévisions météo sur les événements extrêmes à venir, on est à chaque fois surpris des quantités de pluie, par exemple, qui sont annoncées pour les semaines à venir.
- Est-ce que ce sera vraiment les hauteurs que nous donnent les modèles météo ou est-ce qu'on sera bien en dessous ? Du coup, les risques d'inondation et de débordement sont beaucoup plus importants.
- Donc voilà. Dans l'interprétation des modèles météo qui doivent insérer tout ce qui vient de se passer au cours des décennies précédentes et surtout de ces cinq ou six dernières années, il est vraiment préoccupant pour l'étude de ce qui va se passer ensuite dans les semaines et les mois à venir.
- Pour ce qui est des prévisions, ce sera ma dernière question. Patrick Marlière, vous avez le droit de dire « je...
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