Retranscription des premières minutes :
- Et c'est le fait du jour, cette déclaration de Donald Trump qui lâche Volodymyr Zelensky, le président américain, qui suggère, il le dit de cette façon, aux Ukrainiens d'avoir un nouveau président. Nous sommes avec Thierry Bross dans un instant, qui est enseignant à Sciences Po, au SPAC de l'énergie. Mais ce que je vous propose, c'est de réécouter la déclaration spectaculaire du président Trump.
- C'est un vrai tournant, même s'il nous habitue à lâcher quelques bombes diplomatiques. Là, c'est quand même quelque chose de différent.
- Écoutez Trump, traduit par Louis de Kergorlé.
- « Nous lui avons dit, tu peux faire ce que tu veux avec la Russie, mais ne touche pas aux raffineries, car c'est un problème qui a des répercussions mondiales.
- Et il veut causer des problèmes au monde. Et il veut causer des problèmes à nos agriculteurs et nos élevages.
- Je suggère qu'ils élisent un nouveau leader qui peut conclure un accord, parce qu'ils auraient pu conclure un accord de nombreuses fois, et pourtant, il ne l'a jamais fait. C'est une guerre qui n'aurait jamais dû commencer, et je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président. » Voilà donc Donald Trump, traduit par Louis de Kergorlé. Bonjour à vous, Thierry Bross.
- « Bonjour. » Vous êtes enseignant à Sciences Po, vous êtes un spécialiste de l'énergie.
- C'est celle qui nous écoute, Thierry Bross, pour bien comprendre ce qui se passe. Il faut rappeler cet accord.
- Qui a été passé entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour, on va dire, libérer les exportations russes, qui sont sous embargo, sous sanction, de diesel.
- Ça, c'est la conséquence de l'affaire d'Hormuz. Et Trump est furieux contre Zelensky, qui bombarde les stocks de carburant russe.
- Nous en sommes là, Thierry Bross.
- Oui, en fait, vous avez raison. Ce qui gêne Trump, c'est le prix du diesel aux États-Unis.
- Il voit le prix du diesel qui est au-delà de 6 dollars le gallon.
- Et il voit ses électeurs qui sont furieux contre ce prix-là.
- Puisque dans le « American way of life », vous avez besoin d'énergie pas chère.
- C'est ça, la base. Et c'est la base pour tous les présidents américains.
- Alors, face à ça, il a essayé plusieurs méthodes.
- Il a essayé de demander d'abord à Zelensky, ce qu'il évoquait, de ne pas bombarder les raffineries russes.
- Il a essayé ensuite, je vous rappelle, de demander au G7 de sortir des stocks stratégiques.
- Ce que nous allons faire, mais un peu tard à ses yeux.
- Puisque nous le ferons qu'au 1er novembre, les élections sont au 3 novembre aux États-Unis.
- Et puis, effectivement, il a décidé finalement de discuter avec Vladimir Poutine pour obtenir ce deal où les Russes réexporteraient du diesel.
- Mais pour que les Russes réexportent du diesel, il faut que leur raffinerie soit en état de fonctionner.
- Et c'est ça le problème.
- Puisque, en fait, Vladimir Poutine, depuis juillet, a arrêté les exportations de diesel russe.
- Et c'est ce qui se fait.
- Il a flambé ce prix de diesel parce qu'il n'en a pas suffisamment pour sa population.
- Vous vous rappelez, vous, de ces longues files où on voyait des automobilistes russes attendre.
- Et donc, c'est là le problème.
- Et donc, il est coincé par ce problème qui est un problème interne.
- Et il essaye des moyens non conventionnels pour y arriver.
- Je ne suis pas sûr.
- Pour le moment, il n'y est pas arrivé.
- Je ne suis pas sûr qu'il y arrive.
- Parce qu'encore une fois, pour que le prix du diesel aux États-Unis ou dans le reste du monde bête, il faut qu'il y ait plus de production quelque part.
- On imprime de l'argent.
- On n'imprime pas des barils.
- Et donc, il est coincé.
- Thierry Brosse, c'est un effet domino spectaculaire.
- Il y a eu la crise du pétrole en 1973 qui avait un effet assez immédiat à la pompe.
- Et là, nous sommes sur quelque chose d'instantané.
- Ces 10 millions de barils en France pour calmer les automobilistes, est-ce que cela va suffire, des barils de diesel ? Non, ça ne suffira pas.
- Parce que si vous faites un tout petit calcul, vous vous rendez compte que la Russie...
Transcription générée par IA