Retranscription des premières minutes :
- Et comment va la planète ? Pas si bien que ça, en réalité. La vie chère, les prix des carburants, les factures d'énergie, autant de motifs de colère, vous le savez, entendu, dans les manifestations d'hier, ne serait-ce que là, et dans ce climat que le gouvernement a dévoilé, ce plan que le gouvernement a dévoilé. C'était jeudi, cette deuxième version du plan d'électrification. Bonjour à vous, Benoît Lavigne.
- Bonjour. Et vous allez nous éclairer ce matin. Vous êtes délégué général de la FIEC, la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication.
- Alors c'est vrai, c'est Maude Bréjon qui a déployé ce nouveau volet du plan d'électrification. Ça paraît un petit peu décalé au vu de l'actualité sociale, des violences survenues hier. Et pourtant, pourtant, c'est un plan très important qui doit se déployer et qui peut être une source de solution aux problèmes que traverse le pays. Oui. Finalement, c'est parfaitement dans l'actualité et pas vraiment décalé, puisque c'est une manière de sortir les Français et les entreprises de la dépendance aux fossiles et d'améliorer le pouvoir d'achat, qui va être une des préoccupations majeures à venir et déjà actuelles.
- Vous êtes d'accord, Benoît Lavigne. Une électricité moins chère, tout le monde la souhaite. Mais un plan d'électrification, ça prend du temps.
- Oui, c'est le problème. On est un peu dans le schéma cigale et fourmi. Effectivement, on aurait préféré faire ces investissements bien avant et on serait dans une situation bien meilleure. Mais en tout cas, l'idée, c'est de ne pas reculer. Là, il y a une vraie prise de conscience. On a un plan qui est assez ambitieux maintenant, qui dépasse les effets d'annonce, avec des éléments très concrets pour les entreprises et pour les particuliers, des aides à la sortie du gaz, des aides à l'investissement. On espère que ça va porter ses fruits. C'est vrai qu'il manque un petit peu la partie fiscalité.
- Oui. Alors donc dans les annonces qui sont faites, j'ai noté concernant l'automobile, parce que c'est au cœur des préoccupations du moment avec la hausse des prix des carburants fossiles, une nouvelle aide de 500 € prévue pour installer une borne de recharge chez soi, des aides pour des petites voitures électriques aussi, accessibles autour de 10 000 €.
- Alors question, est-ce que ça répond aux besoins des familles ? Selon vous, Benoît Lavigne, et puis vous le dites très bien, il y a le budget qui arrive, il n'y a plus d'argent.
- Donc il faut mettre sur la table un plan sans qu'il y ait forcément les finances qui suivent. C'est un problème ? Oui, c'est un problème. Mais en même temps, il faut absolument sortir de cette dépendance, puisque sinon, on se retrouvera avec le problème social sur le prix de l'énergie dans les années qui viennent.
- Il y a aussi un risque politique et économique chaque année au moment de l'hiver ou au moment où le prix des énergies flambe.
- Donc on pense qu'il faut accélérer dans ce domaine-là, y compris notamment pour basculer les taxes sur l'électricité, faire en sorte que les taxes sur l'électricité soient au même niveau que celles du gaz.
- Par exemple, aujourd'hui, on a une incohérence qui fait que le gaz est 2,5 fois plus taxé que l'électricité.
- Ce qui ne va pas dans l'intérêt des Français en termes de pouvoir d'achat.
- Et tout de suite, évidemment, taxé immédiatement. Question, Benoît Lavigne. Pour bien comprendre ces mesures, il suffit d'aller sur le site pour les trouver. C'est assez facile.
- Elles n'entreront en vigueur qu'en 2027, alors qu'il y a une élection présidentielle qui arrive. Est-ce que c'est un plan qui sera pris en charge, en compte, par le futur président ou la future présidente de la République et les futurs gouvernements ? Je l'espère. C'est vrai.
- C'est vrai que quand on regarde l'ensemble des partis politiques, ils ont tous aussi le mot électrification à la bouche. Chacun se sent héritier du plan Mesmer et du général de Gaulle qui a investi sur le nucléaire.
- On espère que non seulement ils seront cohérents avec cette électrification, mais qu'ils n'abandonneront pas les mesures concrètes qui permettront d'aller au bout de cette électrification.
- Merci.
-...
Transcription générée par IA