Retranscription des premières minutes :
- On en parlait, cet acte 4 est attendu et voire craint puisque les manifestations sont prévues un petit peu partout sur le territoire.
- Avec nous Céline Vial, la présidente de l'UMI 49 contre Né, l'union des métiers et industries de l'hôtellerie dans le Maine-et-Loire.
- Bonjour Madame la Présidente.
- Bonjour, merci de m'accueillir sur votre antenne.
- Merci d'être avec nous parce que je sais que c'est une journée particulièrement pesante.
- Vous êtes vous-même propriétaire de deux restaurants, de chaîne Ernestine à Angers et au Mans.
- Angers incarne justement la douceur de vivre et ça n'est plus vraiment le cas depuis le samedi 17 octobre, vous nous le confirmez ? Ah oui, je vous le confirme. Effectivement, la ville est bien agitée, surtout en fin de journée.
- Et en fait, acte après acte, l'angoisse monte chez nos adhérents, chez nos professionnels.
- Et c'est de plus en plus compliqué. Alors on parlait du quatrième acte, mais en fait, c'est presque la cinquième journée avec la journée nationale d'action qui a eu lieu hier.
- Donc ça commence à saturer un petit peu nos professionnels.
- Concrètement, qu'est-ce qui change dans votre approche des week-ends ? Le moment propice, on le rappelle, aux sorties dans les restaurants en plus ? Oui, absolument. Alors en fait, nos professionnels et nous savons que nous allons perdre du chiffre d'affaires.
- On souhaite pouvoir accueillir nos clients comme on le fait habituellement.
- Les samedis sont des très belles journées pour nous tous. Ce sont des journées pour les commerces, pour les restaurants, pour les bars, pour les cafés.
- Et en fait, nous sommes dans l'impossibilité de le faire parce que nous ne savons jamais comment vont tourner les choses, puisque les manifestations sont non déclarées, non autorisées. Donc il n'y a jamais de parcours affiché. On ne sait jamais à quoi s'attendre.
- Oui, c'est clair que finalement, en plus, vous n'avez pas de point de repère.
- Alors qu'est-ce que les événements sociaux ont changé dans l'envie d'aller au restaurant ? Pour vos clients habituels ? Parce qu'il y a les inquiétudes pour travailler correctement, mais il y a les inquiétudes aussi de vos clients pour aller sereinement au restaurant.
- Complètement. Que ce soit le midi ou le soir, en fait, ils se disent qu'ils vont être au plus ou au mieux dérangés par des manifestations.
- C'est-à-dire se dire on va vouloir aller en ville, on va être bloqué dans un cortège. Si on arrive à se garer, on va s'installer à une terrasse de café.
- Puis à 17 ou 18 heures, on va se retrouver.
- On va être gage lacrymogène parce que les forces de l'ordre vont vouloir repousser des manifestants indésirables.
- Donc, tout ça crée une angoisse. Et finalement, les gens, le samedi, depuis 4 samedis, enfin depuis 3 samedis, ils ne viennent plus.
- Ils ne viennent plus parce qu'ils préfèrent prévenir que guérir. Nous, aujourd'hui, il y a vraiment une lassitude qui pointe chez nos professionnels.
- Et une colère envers les manifestants et les débordements qui sont provoqués par ces manifestations.
- Aujourd'hui, ils perdent leur chiffre d'affaires. Ils sont désemparés. Ils ont des dégâts sur leur boutique.
- Et ils ont envie de travailler. Alors, le droit à manifester, ils l'entendent. Mais le droit à travailler existe aussi.
- Et aujourd'hui, voilà, la lassitude va bientôt faire place à une véritable colère.
- Alors, il faut savoir que sur Angers, on travaille vraiment de concert, en particulier l'UMI, la CCI, la préfecture, les forces de police.
- Et que, acte après acte, nous sommes de mieux en mieux organisés.
- La police, aujourd'hui, fait nécessaire...
- A des renforts qui viennent de l'extérieur. La CCI met en place de concert avec la municipalité de la sécurité privée.
- Tout cela est très bien coordonné. Moi, je le suis chaque samedi. Voilà, on est rassurés sur ce plan-là.
- Sur cette sécurité privée, justement, les restaurateurs, en fait, se la payent. Ça a un coût aussi, j'imagine, non ? Alors, sur Angers, on a très peu de restaurateurs qui se la payent.
- Merci, effectivement, à la municipalité. Mais ils vont mettre de la sécurité privée sur des endroits stratégiques.
- Mais pourquoi on ne se la paye pas entre la canicule, les événements qu'il y a...
Transcription générée par IA