Retranscription des premières minutes :
- Bonjour, Guillaume Normandin. Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes le directeur technique de l'association Hermione Lafayette.
- Rappelez-nous d'abord la singularité, la passion, ce monument qu'est justement l'Hermione Lafayette.
- L'Hermione, c'est une frégate, donc une frégate qui a été reconstruite à l'identique.
- C'est la frégate qui a amené le marquis de Lafayette quand il a rejoint les insurgés américains pendant la guerre d'indépendance des États-Unis. Et donc ce navire a été reconstruit par l'association Hermione Lafayette.
- Donc c'est un 3 m de 65 m de long qui nécessite 80 membres d'équipage. Et donc notre association gère ce navire.
- Et il faut le préciser que ce bateau a souvent attiré de nombreux et de nombreux Français, puisque vous avez souvent fait escale dans de grands coins de France. Aujourd'hui, quelle est la situation pour ce bateau, justement, pour l'Hermione ? Donc la situation est difficile. On a découvert qu'on avait un champignon qui rongeait la structure du navire.
- Au niveau de la coque, c'est ça ? Absolument. Au niveau de la coque, sous la flottaison. Et donc pour réparer ce navire et pouvoir naviguer à nouveau, depuis 4 ans et demi, nous sommes en cales sèches à Anglette, dans le port de Bayonne.
- Donc on a mis le navire à sec.
- On a fait tous les travaux nécessaires à ces réparations.
- Sauf que nous sommes une association et que ces travaux sont très coûteux, surtout sur un navire de cette taille-là.
- Et aujourd'hui, nous avons dû stopper l'avancée des travaux par manque de fonds.
- Donc on a réussi... C'est des gros volumes. Les travaux, c'est 10 millions d'euros pour réparer le navire.
- On a réussi à lever un peu plus de 5 millions d'euros.
- Mais maintenant, il faut qu'on arrive à lever les 5 millions restants pour pouvoir reprendre la mer.
- Et comment, justement, quand vous décrivez ce bateau, on sent la passion, quand on sent aussi ce qu'il représente, et dans l'histoire, et pour de nombreux Français, pour avoir eu la chance déjà de l'observer de près, je veux dire vraiment, il y a des rassemblements absolument monstrueux.
- Comment expliquer qu'un navire, qui est quand même devenu un symbole national, peut se retrouver dans une situation aussi fragile ? C'est-à-dire qu'il n'y a aucune intervention, aucune aide, je ne sais pas, par exemple, du ministère de la Culture, de certaines puissances publiques, où il n'y a aucun levier qui peut être soulevé davantage pour vous aider ? On est dans une situation un petit peu difficile, parce que nous sommes une réplique.
- Donc nous ne sommes pas un patrimoine.
- Et donc, de ce fait, ça fait que par rapport à tous les leviers qu'on peut avoir pour les monuments, etc., on n'y a pas droit. Et donc, effectivement, ce n'est pas simple.
- Malgré tout, sur les 5 millions d'euros qu'on a déjà réussi à lever, l'État a participé à hauteur de 1,5 million.
- Et on espère bien que dans les prochains jours, on va pouvoir vous annoncer que l'État va plus loin.
- Mais c'est sûr que, voilà, aujourd'hui, on est dans un contexte économique que personne n'invite.
- Et donc, il faut qu'on arrive à trouver aux États-Unis, en France, des mécènes qui nous aident à remettre ce navire à l'eau.
- L'idée, c'est évidemment les mécènes.
- Il y a aussi l'idée peut-être que les Français, on l'a vu pour certaines grandes entreprises, adorent aider, participer un peu économiquement au redressement de certaines autres entreprises, à la participation de certaines rénovations.
- Est-ce que vous, vous avez déjà essayé cette partie-là ? Est-ce que vous appelez encore, par exemple, ce matin, les Français, à essayer de vous aider à restaurer ce navire, cette belle réplique de navire ? Absolument.
- Les financements de l'Hermione, ça a toujours été des financements mixtes, avec des collectivités, mais aussi le grand public.
- Si ce navire a pu être construit, la majeure partie du financement de la construction a été financée par les visiteurs.
- Et aujourd'hui, donc, on peut défiscaliser.
- Et si on a réussi à tenir 4 ans et demi de cales sèches à Anglette, c'est parce que nous avons toujours des visiteurs, nous avons le grand public qui nous soutient et...
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