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Par avec Philippe Bilger, Françoise Degois, Sébastien Ménard

Betharram : responsabilité de l'État ?


Betharram: Faut-il reconnaître la responsabilité de l'État pour la défaillance des contrôles?
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Père d'élèves scolarisés dans l'établissement, époux d'une professeure de bétarame, président du conseil départemental, 20 ans député de la circonscription, ancien ministre de l'éducation nationale, saisi à de multiples reprises de ces violences, vous avez toujours affirmé n'avoir rien su, rien vu, rien entendu.
- Je n'ai jamais été informé. Est-ce que vous croyez que nous aurions scolarisé nos enfants dans des établissements dont il aurait été soupçonné ou affirmé qu'il se passe des choses de cet ordre ? Depuis le milieu des années 90, vous saviez, et alors que vos fonctions successives vous permettaient de protéger ces enfants, pendant 30 ans, vous avez choisi l'OMERTA.
- Et donc face aux violences à Bétarame, la commission d'enquête parlementaire a grémenté de 50 recommandations.
- On appelle à reconnaître la responsabilité de l'État à créer un fonds d'indemnisation et à multiplier les contrôles d'internat.
- Alors parlons vrai, est-ce que pour vous, il faut revoir les modalités des contrôles dans les établissements scolaires ? Et à cette question, Bétarame, faut-il reconnaître la responsabilité de l'État pour la défaillance des contrôles ? Vous dites oui à 95%, vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Notre invité Wilfried Hulot est avec nous, membre du collectif de victimes scolarisés à Bétarame.
- Entre 1990 et 1992, il a déposé plainte la semaine dernière pour agression sexuelle.
- Wilfried Hulot, merci d'avoir accepté notre invitation à Sud Radio.
- Philippe Bilger.
- Alors, encore une fois, avec la conscience de caractère très subjectif de ce que je vais dire, je suis un peu lassé maintenant par la persistance des attaques contre François Bayrou.
- Ça commence à suffire.
- Il me semble qu'on avait fait justice d'accusations très injustes, mais apparemment, ça n'était pas suffisant.
- Deuxième élément, j'en ai un petit peu assez aussi, non pas du fait qu'on ait fait une commission d'enquête et que celle-ci ait abouti à 50 recommandations, dont notamment le besoin de multiplier les contrôles, mais par le fait que la France, lorsqu'elle a été...
- confrontée à un problème infiniment grave, pose comme priorité le fait qu'il faudrait immédiatement sanctionner les responsables.
- Ce qui compte aujourd'hui, c'est que les 50 recommandations que je suppose lucides et pertinentes de la commission soient appliquées et exécutées.
- Pour le reste, on peut peut-être sortir pendant quelque temps de cette espèce de guerre civile permanente où on a envie de trouver des responsables pour les sanctionner, même s'ils n'ont rien à voir avec ce qui s'est passé.
- François Zewa.
- Je pense que vous êtes bien trop... Vous jetez l'éponge... Enfin, je veux dire, vous effacez avec votre éponge magique la responsabilité de François Bayrou.
- Mais François Bayrou a cet art consommé, en réalité, depuis 30 ans, de se faire passer pour injuste, pour quelqu'un de noble.
- En réalité, il passe tout le temps entre les gouttes. François Bayrou, c'est quelqu'un qui a une responsabilité dans Bétarame.
- Et vous dites...
- Ok, j'en ai marre qu'on l'attaque. Mais il est attaquable sur tant et tant de sujets.
- D'ailleurs, il a tellement été attaquable qu'il a dû quitter le gouvernement d'Emmanuel Macron au bout de quelques mois à cause de son procès sur les assistants, même s'il n'a pas été condamné personnellement.
- Donc moi, je n'ai pas envie de faire de François Bayrou une sorte de chevalier blanc et encore moins de me faire prendre à son débit supposément rempli de sagesse, de professeur agrégé, spécialiste des humanités.
- François Bayrou est quelqu'un d'extraordinairement roué, d'extraordinairement politica.
- François Bayrou est quelqu'un qui pense fondamentalement à lui et à sa carrière.
- Donc je vous trouve vraiment trop léger, Philippe, dans votre façon, je vous le dis, mon cher ami, de passer l'éponge sur la responsabilité de François Bayrou.
- Sébastien Ménard.
- Moi, je suis très emmerdé parce que ça s'est passé dans mon département, cette histoire.
- Et ce département a été présidé, comme ne l'a pas dit Françoise de Guam, par François Bayrou, il a été la figure tutélaire politique omnipotente, très puissante de ce département, et il l'est encore aujourd'hui.
- Donc ce qui paraît, alors soit, effectivement, vous avez raison, M. Philippe Bilger, François Bayrou dit vrai, et j'espère qu'il dit vrai, et j'ai une intuition...

Transcription générée par IA

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