Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée à l'innovation, au numérique et à la tech responsable.
- On est tous concernés de près ou de loin, la guerre est parfois à quelques kilomètres de nos frontières.
- Alors dans ce contexte, comment le numérique permet-il d'anticiper les menaces et de renforcer la sécurité ? Quels sont les usages numériques les plus critiques pour les forces aériennes et spatiales ? Et quelle place reste-t-il à l'humain dans ces systèmes toujours plus automatisés ? On vous dit tout dans quelques instants, dans le numérique pour tous, sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et dans un contexte où les menaces évoluent rapidement et où le numérique transforme profondément la défense, comment l'armée de l'air et de l'espace s'adapte-t-elle à ces nouveaux enjeux ? Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir le général Dimitri Luciani, officier général au numérique de l'armée de l'air et de l'espace.
- Mon général Dimitri Luciani, bonjour, on est ravi de vous avoir en plateau.
- Alors on aime bien commencer par une définition dans le numérique pour tous.
- Comment définiriez-vous le rôle du numérique dans la défense moderne ? Alors le numérique dans la défense moderne est devenu absolument central.
- En fait, on parle de levier d'efficacité opérationnelle et aussi de moyens de maintenir en fait la supériorité opérationnelle.
- Alors comment l'expliquer ? On est passé de systèmes d'armes, d'aéronefs, de systèmes de batteries, d'antimissiles, de batteries de défense solaire, dans lesquels il n'y a pas de numérique et pas d'informatique, ou très peu.
- Proximement, on a commencé à mettre du numérique et de l'informatique et aujourd'hui on arrive à un niveau de conception où on considère qu'en gros, pour donner une image, on fait voler un ordinateur ou on met l'ordinateur au centre du système.
- Alors pourquoi on fait ça ? Parce qu'en fait, tous nos systèmes d'armes, que ce soit des aéronefs ou des systèmes solaires, des batteries ou des centres de détection, des moyens de détection et de contrôle, font partie demain d'un réseau intégré qui nous permet, depuis la métropole jusqu'en terrain d'opération extérieure, de connecter l'avion qui est en opération au centre de commandement en métropole.
- Alors on va en parler.
- Vous insistez beaucoup sur le retour de ce que vous appelez la haute intensité en période de guerre.
- Qu'est-ce que cela signifie exactement pour nos auditeurs ? Définissez-nous la haute intensité.
- Ça vient d'un retour à la haute intensité.
- C'est-à-dire qu'on a continué à s'entraîner depuis la Seconde Guerre mondiale à la haute intensité, mais depuis des dizaines d'années, les armées françaises, surtout l'armée de l'air et de l'espace, ne se sont jamais retrouvées face à des opposants disposant d'armées aériennes en quantité qualité suffisante.
- Pour des affrontements, en fait, des aériens de haute intensité.
- Là, on observe depuis quelques temps, depuis 2-3 ans, avec le conflit entre l'Inde et l'Akistan, plus récemment le conflit entre l'Israël et l'Iran, on se retrouve avec des masses d'aéronefs qui affrontent d'autres masses d'aéronefs avec des affrontements violents, intenses, et donc on revient sur cette logique de haute intensité qui est non seulement en termes de volumétrie, de brutalité de l'affrontement, mais aussi en termes d'intensité, c'est-à-dire le rythme auquel les opérations s'enchaînent.
- Donc concrètement, il y a de plus en plus de choses dans le ciel, et on parle peut-être même de saturation du champ de bataille, notamment avec les drones.
- C'est vraiment un bouleversement, les drones ? Il ne faut pas le prendre à la légère ? Non, non, du tout.
- Les drones, c'est une nouvelle donnée, c'est assez récent.
- On peut voir l'Ukraine, l'évolution rapide en plus du concept d'emploi des drones et de la technologie des drones.
- On a une mutation en gros tous les 6 mois.
- En fait, le drone va apporter plusieurs choses, des modes d'action un peu différents, mais en termes de saturation, va permettre de faire voler en même temps, à côté des aéronefs de combat, de faire voler des drones armés et de multiplier, en fait, ce qu'on appelle un effet de masse, multiplier le nombre d'effecteurs, de cibles potentielles...
Transcription générée par IA