Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée à l'innovation, au numérique et à la tech responsable.
- Et aujourd'hui, une question qui divise autant qu'elle passionne.
- Comment manage-t-on dans l'incertitude de chaque côté de l'Atlantique ? D'un côté, la Silicon Valley avec sa culture de l'agilité, ses levées de fonds et ses salaires pharaoniques.
- Et de l'autre, la French Tech, fort d'un état providence et de talents qui s'exportent mieux qu'ils ne s'épanouissent.
- French Tech versus Silicon Valley, qui manage comment à l'heure d'où l'incertitude est devenue la norme ? C'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et pour commencer cette confrontation des modèles, nous avons le plaisir de recevoir Vincent Klingbeil, cofondateur du European Digital Group.
- Vincent, bonjour. On est ravis de vous avoir en plateau.
- Alors, on aime bien commencer par une définition, c'est tout à fait normal.
- C'est quoi le European Digital Group ? Alors, European Digital Group, c'est un groupe de services spécialisés dans la transformation de conseils en transformation.
- Il y a data et digital.
- On est aujourd'hui un peu plus de 2500 personnes et on accompagne des grands groupes, des ETI, des PME dans leur transformation.
- Alors, j'imagine qu'à la tête de chacune des PME qui sont dans votre écosystème, vous avez des patrons qui ont chacun leur personnalité.
- Comment on arrive à fédérer des gens qui parfois ont un petit égo peut-être, qu'ils aiment bien mettre en valeur ? Alors, c'est vrai que chez EDG, la croissance a été pour moitié en croissance organique et moitié par croissance externe.
- Et donc, on a fédéré effectivement de nombreuses entreprises.
- Il y a eu des entrepreneurs qui sont devenus associés, qui restent associés de leur société également d'EDG pour aligner les intérêts.
- Et c'est vrai que pour les fédérer, parfois, j'ai coutume de dire qu'il faut, pour gérer un groupe comme EDG, il faut presque un doctorat de psychologie.
- Il faut essayer d'être très empathique, de se mettre à la place des entrepreneurs et de les accompagner au maximum.
- Moi, j'essaie toujours de le faire avec bienveillance.
- Toujours se dire qu'ils seront actionnaires.
- On a tous des intérêts communs.
- Et donc, essayer de les fédérer et de tout faire aussi, parce que c'est important pour moi, pour qu'ils restent dans l'aventure.
- Et ma grande fierté, c'est qu'on a lancé en 2019 EDG.
- On a fait un nouveau LBO, donc une nouvelle opération capitalistique, il y a 18 mois.
- Et j'ai 99% des entrepreneurs qui sont restés, qui ont réinvesti à mes côtés.
- Et donc, ça, c'est une grande fierté de se dire que j'ai eu qu'un seul départ.
- Ensemble de tous les entrepreneurs.
- Alors, quand on vous écoute, c'est un peu une leçon de management.
- J'ai eu le plaisir de vous écouter plusieurs heures sur certaines cérémonies.
- J'ai envie de vous demander, quand vous prenez une décision stratégique, quelle est la place de l'intuition versus l'analyse de tous les chiffres qui peuvent exister sur une grille Excel ? Alors, c'est vrai que moi, à chaque fois que je prends une décision, j'ai 50% de la décision qui est prise de manière très analytique.
- Par exemple, si je rachète une boîte vers des audits très poussés, des prises de référence, audits financiers, fiscaux, sociaux.
- Bien sûr, une due deal stratégique.
- Donc, vraiment, beaucoup, beaucoup d'analytique.
- Et j'ai 50% de mes prises de décision qui sont prises aussi sur l'instinctif.
- Et ce que j'ai pu constater, c'est que quand on prend une décision juste sur un tableau Excel, on a beaucoup de chances de se planter.
- Mais inversement, comme l'instinct, ce n'est pas une science exacte, si on ne prend que des décisions uniquement à l'instinct, sans creuser un peu l'analytique, on a aussi des chances de prendre une mauvaise décision.
- Pour moi, la bonne décision, celle qui va mixer les deux, c'est quand mon instinct me dit qu'il faut y aller et que l'analytique confirme.
- Ou que l'analytique me dit que c'est très bien et que mon instinct est d'accord.
- Et si je n'ai pas les deux, je ne vais pas y aller.
- C'est...
Transcription générée par IA