Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech responsable.
- Alors vous le savez tous, le 15 et 22 mars prochains se tiendront les élections municipales, une actualité où le numérique va jouer un rôle central.
- Et avec nos invités aujourd'hui, nous tenterons de comprendre le rôle des réseaux sociaux dans la promotion des candidats, nous découvrirons comment se crée un programme de campagne sur le thème du numérique et enfin nous nous interrogerons sur la pertinence du programme numérique de ces dernières années.
- Le numérique pour tous, spécial municipal et numérique, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Alors vous le savez, les municipales étaient historiquement une campagne de terrain et elles sont aujourd'hui une campagne d'algorithmes.
- Et pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Fabrice Eppelboin.
- Bonjour Fabrice, vous êtes entrepreneur et surtout aujourd'hui analyste des stratégies d'influence et grand observateur.
- Des dynamiques sur X, ex-Twitter.
- Alors on le disait, les municipales sont un scrutin local, mais la bataille se joue surtout maintenant sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, Youtube, Instagram ou X.
- Est-ce que cela change radicalement la nature même du débat municipal ? Facebook en particulier et en particulier en dehors de Paris, parce qu'à Paris on n'utilise pas Facebook, mais dès qu'on est en province, Facebook devient vraiment quelque chose de très très important.
- C'est un lieu de débat, d'information.
- Des informations qui ne passent pas dans la presse pour des raisons diverses et variées.
- On pourra parler par exemple de ce que fait Rémi Gaillard.
- Et forcément, comme de toute façon la vie sociale en province se tient notamment grâce à Facebook qui sert de lien social, c'est clair que c'est un lieu de débat politique très important.
- Surtout depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Facebook autorise à nouveau les discussions politiques sur sa plateforme.
- Alors Fabrice, beaucoup de candidats sont sur X, même si beaucoup ont prétendu en partir.
- Qu'est-ce qui fait aujourd'hui la différence entre un candidat visible et un candidat invisible ? La proximité avec la population.
- Le fait de ne pas avoir besoin de passer par l'intermédiaire d'un média pour donner un message qui va à sens unique.
- Le fait aussi de recevoir un feedback qui est rarement agréable, mais malgré tout assez indispensable.
- Et puis le fait que les médias aujourd'hui, on ne va pas se mentir, prennent parti, politiquement parlant, et donc ne sont pas nécessairement compatibles avec les programmes politiques des différents candidats.
- Du coup, les candidats préfèrent passer outre les médias et s'adresser directement à leur électorat.
- Alors on sait que derrière effectivement toutes ces plateformes, on a le pouvoir de ce qu'on appelle l'algorithme, d'accord, qui va piloter la diffusion de l'information.
- Est-ce qu'il y a des discours politiques qui sont davantage promus, on va dire, par les algorithmes, parce qu'ils sont plus émotionnels, ou plus puissants, qu'est-ce qui fait que justement un discours va être beaucoup plus visible qu'un autre, à un nombre de caractères égales, on va dire ? Sa capacité à susciter de l'engagement. C'est aussi bête que ça.
- Concrètement ? Concrètement, si mon discours est clivant, il va susciter des réactions, c'est ce qu'on appelle le l'engagement.
- Si mon discours incite à une réponse, il va susciter de l'engagement.
- Et si je modèle mes messages sur les réseaux sociaux de façon à susciter de l'engagement, je vais avoir des performances qui sont très très très au-delà d'un candidat qui n'a pas cette logique-là, et qui va utiliser les médias sociaux comme un média parmi d'autres, par rapport à un candidat qui lui comprend cette logique, et qui va modeler ses messages pour l'algorithme.
- Alors on va parler maintenant des partis politiques, en donnant des exemples, entre la France Insoumise, les Républicains ou le Rassemblement National.
- Qui est-ce qui maîtrise aujourd'hui le mieux les codes du numérique ? La France Insoumise, la tête et les épaules, vraiment numéro un, très très très loin devant tout le monde.
- Il faut dire qu'ils ont commencé bien avant tout le...
Transcription générée par IA