Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission qui décrypte les grands enjeux du digital, de l'innovation et de la tech responsable.
- Et aujourd'hui nous allons parler d'un sujet qui fait rêver autant qu'il inquiète, créer une start-up dans le numérique.
- L'idée fait rêver effectivement de nombreuses générations, mais comment transformer une idée en véritable projet viable et rentable ? Où trouver de l'argent pour lancer et développer son projet ? Et comment éviter les erreurs les plus fréquentes ? C'est ce que nous tenterons de comprendre avec nos invités.
- Le numérique pour tous, spéciale start-up, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et pour commencer cette émission spéciale start-up, un entrepreneur et investisseur bien connu de l'écosystème, il met notamment son expérience au service de jeunes entrepreneurs dans l'émission Qui veut être mon associé ? Sur le plateau du numérique pour tous, aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Michel Caram.
- Jean-Michel, merci d'être avec nous aujourd'hui en plateau.
- Alors, on va commencer.
- Cash, quand on regarde Qui veut être mon associé, la célèbre émission d'où vous êtes membre du jury et où vous faites basculer la vie de jeunes entrepreneurs en soutenant leurs projets, on est en droit de se demander si vous jugez des projets ou alors la capacité des entrepreneurs à faire un show ? Non. Finalement, on met notre argent, donc on a intérêt à bien juger le sujet.
- Moi, personnellement, j'ai toujours fait tous mes choix basés sur l'entrepreneur en soi, sa capacité à sa résilience.
- Sa capacité à exécuter.
- J'essaye de comprendre ça parce qu'on n'a que peu de temps, en fait.
- Donc, on peut se tromper, mais en tout cas, on fait une analyse là-dessus.
- Et la deuxième chose, c'est l'impact de mon écosystème sur lui parce que c'est ce qu'il est venu chercher.
- Et moi aussi, c'est ce qui dérisque mon investissement.
- Alors, vous avez une dimension internationale, Jean-Michel, mais en France, on aime bien critiquer.
- On aime bien critiquer les gens qui gagnent de l'argent.
- On aime bien aussi critiquer un système qui est quand même assez lourd en termes de charges pour développer son business.
- C'est-à-dire, on part aux Etats-Unis ou ailleurs.
- Est-ce que vous pourriez remettre un petit peu l'église au centre du jardin, comme on dit ? Nous vivons dans un pays qui est formidable, qui m'a accueilli.
- Donc, j'ai du mal, moi, à le quitter.
- J'ai du mal à dire du mal sur la France, déjà.
- Même s'il y a beaucoup de choses de critiquables.
- C'est vrai que les entrepreneurs n'ont pas ce qu'il y a aux Etats-Unis.
- Ils n'ont pas la profondeur d'argent.
- Ils n'ont pas la facilité à créer.
- Ni l'écosystème.
- La dimension de l'écosystème.
- Mais bon, on ne va pas tous aller aux Etats-Unis.
- La France a beaucoup de talent.
- Nous avons aussi des instruments en place, comme la BPI.
- Nous avons des initiatives aujourd'hui, comme « Qui veut être mon associé ? » ou même le programme Amplify de Michel Benzenon.
- Donc, il y a pas mal de choses.
- L'écosystème bouge.
- Il faut que tous, on se bat pour faire de ce pays une terre d'entrepreneuriat qui sera une très belle réponse à toutes les crises.
- Mais justement, vous parlez...
- Vous parlez de crise, et je voulais rebondir sur le mot.
- Est-ce qu'aujourd'hui, les investisseurs prennent un peu moins de risques sur les projets qu'ils soutiennent, dans le contexte que l'on connaît ? Ou alors, justement, en temps de crise, il y a des pépites qui sont en train de se révéler ? Alors, les investisseurs aiment ne pas prendre de risques.
- C'est la base.
- On les appelle capitaux risqueurs, mais en fait, ils aiment bien ne pas risquer.
- Ils aiment bien ne pas risquer.
- Et en tout cas, moi, personnellement, j'ai toujours bougé en période de crise.
- Toutes mes acquisitions ont été faites en période de crise.
- Un exemple à ça, très, très typique, c'est quand j'ai acheté l'atelier du sourcil par Eva Group.
- Les boutiques étaient fermées.
- On était en Covid, etc.
- Tous mes investisseurs me disaient, t'es un taré.
-...
Transcription générée par IA