Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée à l'innovation et à la tech responsable.
- Alors on dit que l'intelligence artificielle va remplacer des millions d'emplois et pourtant elle en crée déjà de nouveaux et facilite le quotidien de nombreux actifs.
- Alors faut-il vraiment s'inquiéter ? Avec nos invités aujourd'hui, nous tenterons de démêler le vrai du faux autour de cette révolution.
- Le numérique pour tous spécial métier du futur et intelligence artificielle, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et pour commencer cette émission spéciale consacrée à l'impact de l'intelligence artificielle sur nos métiers, nous avons le plaisir de recevoir un acteur aux premières loges de l'emploi puisqu'il s'agit du président du groupe Manpower, Benoît Derigny.
- Benoît Derigny, bonjour, on est ravi de vous avoir en plateau.
- Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, rappelez-nous, Manpower, c'est une marque vraiment iconique en France, mais rappelez-nous vos métiers.
- Alors on a Manpower, c'est Manpower Group, en France c'est trois métiers.
- Le travail temporaire et le recrutement qu'on connaît, puisque ça fait plus de 70 ans qu'on exerce ce métier, juste pour vous donner un point de repère, c'est intérim et recrutement.
- Et c'est plus de 250 000 personnes par an qui, à un moment ou à un autre, travaillent avec nous en intérim et 20 000 recrutements.
- On a un deuxième métier, qui sont les services numériques, et on a à peu près 4 000 salariés en France.
- Et un troisième métier qui est le conseil et l'accompagnement RH, et là on part des candidats pour les amener vers l'emploi.
- Et c'est plus de 100 000 personnes qu'on remet à l'emploi en individuel et en collectif tous les ans.
- Alors on va rentrer dans le vif du sujet. On entend partout et on lit partout, Benoît, que l'intelligence artificielle va détruire massivement des milliers d'emplois.
- Et on voit, les grandes plateformes sont en train de licencier. Est-ce que c'est exagéré, c'est caricatural, ou alors on vit une rupture sur le monde de l'emploi ? Je pense qu'on vit une vraie transformation du monde du travail, mais il y en a eu d'autres précédemment.
- Et donc il faut prendre les choses avec un peu de mesure. Il y a beaucoup d'études, dans un sens ou dans un autre, qui donnent des chiffres.
- C'est vrai, celle d'Anthropique, récemment.
- Oui, c'est ça. Parfois alarmiste. Donc je pense qu'il faut prendre les choses avec prudence.
- Peut-être ce qu'on peut dire, ce qu'on sait à peu près, c'est que 1, d'abord ça va très vite, ça c'est sûr.
- C'est probablement par rapport aux autres transformations du travail sur les dizaines d'années précédentes, celle qui est la plus rapide.
- La deuxième, c'est que ça touche peut-être plus les métiers dits du tertiaire, ce qu'on appelle les cols blancs.
- Et puis 3, je crois que ce qu'il faut rappeler, parce que l'histoire nous le rappelle sur les transformations du monde du travail, c'est qu'une transformation du monde du travail, généralement, ça crée du travail, ça crée de l'activité, ça crée des emplois nouveaux.
- Voilà.
- Et c'est ce qui s'est passé sur les dizaines d'années précédentes. Il n'y a aucune raison pour que ça ne soit pas ce qui se passe cette fois-ci.
- Alors justement, vous disiez que certains métiers vont être plus impactés que d'autres.
- Les métiers techniques, les métiers manuels, les métiers industriels. Comment vous voyez un petit peu cette approche ? Alors moi, j'ai une vision un peu personnelle du sujet, mais que je peux partager avec vous.
- Je pense que dans chacun des métiers que nous exerçons, le vôtre, le mien, on a trois dimensions.
- Il y a une dimension intellectuelle, les métiers de l'esprit. Il y a une dimension manuelle.
- Il y a des gestes, parfois, dans toute une série de métiers.
- Et puis, il y a une dimension relationnelle, les métiers du cœur.
- Et moi, je pense que cette transformation, elle s'adresse plutôt aux tâches intellectuelles, répétitives, qu'on automatise pour pouvoir reconsacrer plus de temps à la relation, la dimension cœur de nos métiers, ou aux gestes, quand...
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